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	<title>STYLE2OUF &#187; Articles</title>
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	<description>L'actualité de la danse Hip Hop</description>
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		<title>La communauté du conflit</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 09:48:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KeMp</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici un article écrit par Vincent Morin, un jeune sociologue qui avait travaillé avec Style2ouf en 2007. Je suis étudiant canadien en sociologie et je fais actuellement un mémoire sur le b-boying ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.style2ouf.fr/wp-content/uploads/2009/10/defi.jpg" rel="lightbox[3357]"><img class="alignright size-medium wp-image-3358" title="defi" src="http://www.style2ouf.fr/wp-content/uploads/2009/10/defi-300x244.jpg" alt="defi" width="230" height="187" /></a>Voici un article écrit par Vincent Morin, un jeune sociologue qui avait travaillé avec Style2ouf en 2007.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis étudiant canadien en sociologie et je fais actuellement un mémoire sur le b-boying à New York. Au départ je m’intéressais aux valeurs véhiculées dans le discours des danseurs, mais très vite une question m’est apparue : comment définir la communauté des b-boys. J’entends le terme de communauté sur plusieurs plans ; de très restreinte comme le crew à la communauté très large interpellée par les compétitions internationales comme le Battle of the Year ou le Rock Steady Anniversary.</p>
<p style="text-align: justify;">En sociologie, pour définir un groupe social quel qu’il soit, l’on doit définir le ou les axes fondateurs qui entretiennent le lien social. En des termes moins techniques ; ce qui fait que les gens se regroupent et sur quelles bases ils le font. Par exemple, pour comprendre un groupe de philatélie (collectionneurs de timbres) ou de tricot, pour prendre des exemples faciles, on doit se poser la question simple : pourquoi ces gens se rencontrent-ils ? On peut très bien être philatéliste seul et ne jamais rencontrer d’autres philatélistes. Il n’en reste pas moins qu’il existe des groupes de philatélie. On peut supposer que ces gens se rencontrent pour échanger des idées, troquer ou vendre leurs timbres ou simplement partager leur passion. On peut aussi prendre des exemples plus proches du break, le rap par exemple. Il existe certes des compétitions de freestyle, mais l’activité majeure du rappeur c’est faire des disques et des spectacles. Un rappeur peut très bien être seul et toujours être un rappeur. Par contre à la différence des philatélistes et des rappeurs ; on ne peut pas réellement être b-boy sans avoir de rapports avec les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois en effet qu’on se dit b-boy par le fait qu’on participe à une communauté et côtoie d’autres b-boys. Le battle est l’activité principale et par excellence du b-boy. Je me suis donc posé cette même question pour les breakers, pourquoi se rassemble-t-il ? Il m’est apparu clair qu’en ce qui concerne le B-boying l’affrontement et la compétition sont au cœur de la  communauté. L’enjeu qui apparaît dans tous les aspects du b-boying est bien sûr le battle et qu’est-ce que le battle sinon un affrontement et un conflit ? À mon avis l’affrontement, la compétition sont les raisons pour lesquelles les b-boys se regroupent. On ne peut réellement parler de Break sans parle des fameux «Battles».</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs sociologues ont utilisé le terme de défi pour définir le b-boying, ce terme rend certes part d’une réalité, mais il définit seulement un moment X très précis dans la danse. Il rend compte du moment de l’affrontement entre deux danseurs ou deux crews dans un cercle, mais ne tient pas compte de tout ce qui se fait avant, après et même à côté. Le mot  «défi» rend compte du vocabulaire utilisé par les danseurs tel que «I smoked him» ou «kick some ass», mais pas de la réalité du fait que tous les danseurs ou presque veulent être le meilleur, non plus du fait que des dizaines de b-boys se rassemblent. Un défi à un début, une vie et une fin. La communauté b-boy à certes un début puis aujourd’hui une vie, mais certainement pas une fin. Le break existe et existera pendant encore bien des années. Je me propose donc ici de présenter l’idée que la communauté b-boy est une communauté du conflit perpétuel et entretenu.<span id="more-3357"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce petit exposé, je me propose de définir le terme conflit puis ensuite de le mettre en relation avec mon expérience de terrain et ce que j’ai pu voir et entendre sur Internet ou DVD.</p>
<p style="text-align: justify;">J’emprunte le terme de conflit à Simmel, sociologue allemand. L’idée fondatrice de Simmel est que le conflit au contraire de ce que l’on croît habituellement est créateur de lien social. En d’autres termes, le conflit n’est pas producteur que de division, mais aussi d’union au même titre que l’harmonie et la bonne entente. Cette idée est toute simple, mais tout à fait novatrice dans l’appréhension des groupes sociaux. Je m’explique ; l’idée reçue est le conflit n’apporte que de la haine et de la division. Simmel refuse cette idée et analyse le phénomène du conflit sans <em>a priori</em> moraux. Il observe tout d’abord que le conflit ne va pas sans l’établissement de règles communes entre les adversaires sans lesquelles un conflit se transforme simplement en une destruction pure et simple de l’autre ce qui n’est plus un conflit, mais une extermination. Dans un deuxième temps, le conflit produit un effet fédérateur à l’intérieur des groupes rivaux. Dans une situation d’harmonie, les individus peuvent très bien être distants les uns des autres, par contre lorsqu’un affrontement éclate les gens se rassemblent. Prenons l’exemple d’une grève (je prends une grève qui dure plus de une demi-journée) : les ouvriers avant la grève n’entretiennent que des relations de travail (ils se rencontrent très peu en dehors des heures de travail). Par contre, lorsqu’une grève est votée les ouvriers devront se rencontrer et échanger c’est-à-dire entrer en relation avec les uns avec autres bien plus fortement que pendant la bonne marche de l’usine où ils ne se parlent que dans le cadre de faire marcher l’usine. Ils devront tous s’accorder pour mener à bien leur revendication. L’affrontement avec le patron les soudera bien plus qu’ils ne le sont en temps normal.</p>
<p style="text-align: justify;">En dernier analyse Simmel montre comment le conflit éclate et se développe dans la très grande majorité des cas entre des individus ou des groupes égaux : il entend égaux autant au niveau de la structure qu’au niveau de l’ampleur du groupe. Par exemple, pour que le conflit entre les partis puisse exister pendant les élections présidentielles, il est obligatoire que tous les membres du conflit s’accordent et acceptent des règles communes et s’organisent selon la même modalité. Dans tous les partis les militants élisent un chef et ensuite fonctionnent sur une base hiérarchique importante : ils ont tous à peu près la même structure. Il est très difficile pour un groupe de livrer bataille à un autre groupe s’il n’est pas organisé de la même façon. Pour mieux comprendre prenons un exemple négatif, le conflit en Irak : il aurait été plus simple pour les Américains de combattre contre une armée constituée que de combattre contre des guérillas urbaines peu centralisées et très mobiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à cette parenthèse théorique je vais tenter de montrer comment la théorie du conflit de Simmel permet de mieux comprendre le b-boying. Comme je l’ai dit précédemment, le concept de défi ne permet pas d’englober toute la réalité de cette danse. Je crois que l’affrontement est présent dans tous les moments de la vie des danseurs de façon directe et indirecte. Je m’explique : les b-boys s’entraînent en vue d’affronter d’autres danseurs, ils veulent devenir meilleurs pour pouvoir battre d’autres b-boys, ils s’entraînent en huis clos pour ne pas être vue des autres crews, etc. Toute la vie d’un b-boy et de son crew est conditionnée par le fait qu’au final ils affrontent d’autres b-boy et d’autres crews. Cette réalité peut être perçue comme négative, la communauté du break est conflictuelle donc négative. Selon moi c’est tout à fait l’inverse, le conflit permet justement à la communauté d’exister : si le break n’était pas une danse d’affrontement chacun pourrait évoluer sans réellement rencontrer d’autres danseurs. L’affrontement obligatoire et intrinsèque de cette danse fait en sorte que les danseurs sont tous liés entre eux. Non seulement par les inspirations comme cela peut être le fait pour la danse classique. Non les b-boys ont absolument besoin des autres pour exister, le conflit dans cette communauté crée une réelle solidarité. Si on veut danser, on a besoin des autres à qui bien sûr on essaie de latter la gueule, mais on a absolument besoin d’eux quand même. Au même titre que l’on a besoin de gens pour organiser des soirées. Dans d’autres types d’expressions artistiques prenons le cinéma : le réalisateur à besoin du producteur, il a besoin d’acteurs, d’éclairagistes, etc. et vice versa. Selon cette organisation les différents métiers doivent être solidaires ensemble, mais pas entre eux pour l’exercice de leur art : le réalisateur n’a pas besoin qu’il y ait d’autres réalisateurs, l’éclairagiste non plus, les acteurs peuvent avoir besoin d’autres acteurs, mais pas de façon obligatoire (il existe des pièces de théâtre à un seul acteur). Inversement, les b-boys ont absolument besoin d’autres b-boys, et ce, parce que leur activité est fondée sur une dynamique de conflit.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains me diront peut être que d’autres paramètres, valeurs sont importants telle que la créativité, l’originalité, la discipline, etc. Je suis tout à fait d’accord, mais il n’en reste pas moins que tous ceux-ci sont importants dans le cadre du conflit. On doit être original pour surprendre son adversaire et le laminer. Par exemple, dans la communauté du break on n’aime pas trop les « bitters [1] », pourquoi ? Parce qu’il utilise une arme qui ne leur appartient pas. Pour illustrer mon propos je citerais un b-boy de Breaks Kru, Kom3 à qui je demandais ce qu’il pensait des gens qui copiait ces moves : « Alright if he throws it against me, the move, I’m gonna smoke him with it. »</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant que j’ai présenté la structure conflictuelle du b-boying, il me semble intéressant de tenter d’en explorer les sources historiques et sociales. En d’autres termes d’où provient cette volonté d’affrontement et la pulsion combative qui animent le b-boying. Lorsque j’ai posé cette question aux b-boys New-Yorkais ou lorsqu’on écoute divers interviews de pionniers américains tels que Ken Swift, Frosty Freeze, Crazy Legs, Trac2…Tous présentent la même explication : les conditions de vie misérables du Bronx dans lesquelles est apparue le b-boying ont empreint celui-ci de la combativité nécessaire à la survie des individus dans ce type de contexte. Les habitants pauvres de ces quartiers devaient « ne pas avoir froid aux yeux » et devaient adopté une attitude du genre «je ne me laisse pas marcher sur les pieds» pour suivre mentalement et même physiquement à la vie de tous les jours. Cette explication est intéressante mais pas tout à fait satisfaisante à mes yeux. Tout d’abord, elle n’est pas complète, l’aspect compétitif du b-boying n’est pas le fruit d’un seul facteur, mais de plusieurs comme tous les phénomènes sociaux. Ensuite parce que cette explication est légèrement teintée de romantisme, elle n’explique que par la force du désespoir une structure complexe et multiformes. Je vais tenter ici de présenter quelques hypothèses quant aux sources de la compétitivité du b-boying. Je procéderais par ordre chronologique afin de mieux inscrire la construction de cette danse dans le temps. Une des sources premières (hors de l’aspect artistique) du b-boying est certainement le phénomène des gangs criminels aux débuts des années 70. Par exemple, Afrika Bambaataa était à l’origine membres du groupes des Black Spades avant de devenir, ce qu’il est encore aujourd’hui, un militant Hip Hop pour la non-violence et de prôner celle-ci par la transformation de l’énergie négative en énergie positive par le biais des formes d’arts Hip Hop mais revenons aux gangs de rues. Il n’est nul besoin d’expliquer que ces gangs étaient rivaux entre eux et s’affrontaient pour le contrôle du territoire, chacun se battant pour conserver ou agrandir le sien. Les territoires étaient des zones d’influences, de marché noir en tout genre et de racket. Différents signes et comportements dérivèrent de cet « état de guerre » : chaque bande avait un logo, un nom (le groupe et chaque membre), une signature (genre tag), une hiérarchie, un territoire, une poignée de main, etc. Tous ces signes et comportements se retrouveront repris par le mouvement Hip Hop et donc aussi dans le b-boying, chaque crew porte un nom, chaque membre porte un nom pseudonyme, chaque crew a un tag, etc. Les b-boys ont donc emprunté presque tout de l’esthétique de ces gangs. À la seule différence qu’ils ont placé le conflit et son enjeu dans  une sphère esthétique et non violente. Les b-boys s’affrontent pour tirer une reconnaissance et un prestige de leur pairs et non pour accroître leur profit dans la vente du crack par exemple. Cette influence vient probablement du fait du côtoiement quotidien de ces gangs, mais plus encore du fait que la première génération (74 à 76) était probablement à moitié gangstérisée  et que la deuxième (années 77 à 79) était formée des petits frères de ces gangsters. Ces emprunts aux gangs de rue se voient encore chez les très vieux crews tel que les Dynasty Rockers qui portent toujours en signe de reconnaissance des membres des Boléros en cuir avec leur insigne dans le dos exactement comme les portaient les gangsters de l’époque et comme les portent toujours aujourd’hui les gangs criminalisés tels que les <em>Hell’s Angels.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une autre influence importante du b-boying est certainement les films de Kung Fu asiatiques et leur esthétique. Ceci peut paraître anodin, anecdotique et voir même exagéré, mais ce ne l’est pas du tout d’après moi. Cette influence revient dans les propos des pionniers presque aussi souvent que James Brown. Les b-boys disent non seulement avoir été inspirés par ces films pour des mouvements, mais aussi dans l’esthétique même de l’affrontement. Par exemple, le Snake Style crée par Ken Swift fut littéralement inspiré de Bruce Lee. Pour ce qui en est de l’esthétique de l’affrontement, je citerai brièvement Crazy Legs : <em>« Me and my cousin Lennie Len were travelling  all over the place to, battling people and just start hanging out with them. When you hang out with those people, they maybe know someone that might be breaking in another area. -Ok cool, let’s go over there I want battle them. <strong>It was like the martial arts films</strong> where the guy says: I heard your style is good but mine is better. </em><em>And you go there and you test their style. »[2]</em> Pour comprendre l’importance de cette influence, il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Tout d’abord, les films de Bruce arrivent sur les écrans américains dans les années 70 et font un tabac parmi la jeunesse. Ensuite, il ne faut jamais oublier que le b-boying est en grande partie l’œuvre de jeunes adolescents âgés entre 14 et 18 ans. Il est donc évident que l’esthétique b-boy soient empreint d’un imaginaire adolescent et qu’est-ce qui fait plus triper de jeunes garçons que des films de Kung Fu ? Qui n’a pas secrètement rêvé d’être un ninja entre 6 et 15 ans, voir plus&#8230; La façon dont les b-boys se présentent dans le cercle et commencent leurs enchaînements rappelle les mouvements que font les acteurs des films d’arts martiaux avant de se battre. La volonté de s’affronter de ces jeunes garçons qu’étaient les b-boys du début à trouver un échos dans ces films. Ils adoptèrent la saveur et l’esthétique de ces films pour l’intégrer à leur danse.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite plusieurs événements font venir consolider l’importance du battle dans le b-boying : le battle au Negrill en 82 entre Rock Steady Crew (RSC) et les Floormasters qui permettra l’émergence des New York City Breakers, le battle au Lincoln Center entre RSC et les Dynamics Rockers qui propulsera le break sur la scène médiatique. En fait, une fois le battle bien établi au début des années ‘80 il n’y eu pas de retour en arrière. À mon avis, les trois grandes influences que sont la précarité des conditions, les gangs de rue et les films d’arts martiaux servent à expliquer en grande partie l’aspect et la structure compétitive du b-boying. Certains me diront que j’ai passé sous silence le phénomène de la gangstérisation du Hip Hop dans les années 80 avec l’arrivée sur la scène du gangster rap, mais le battle était déjà très bien ancré chez les b-boys pour que celui-ci ait une influence réelle. Si le gangster rap a influencé le b-boying plus récemment, ce n’est qu’en ravivant les flammes d’un feu qui brûlait fort déjà.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[1] Le terme bitter vient du verbe anglais bite qui veut dire mordre. Les b-boys américains utilisent de terme pour définir les danseurs qui s’approprient les mouvements et le style d’un autre b-boy. On pourrait traduire ce terme par copieur ou voleur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[2] Crazy Legs de Rock Steady Crew cité par ISRAEL dans <em>Freshest Kids, 2002</em></em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Vincent Morin</strong><em><em><br />
</em></em></p>
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		<title>Le B-boying : Sport ou Art ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 09:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>staff</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me suis intéressé pendant deux ans au b-boying new-yorkais dans le cadre d’un master de sociologie. J’ai abordé plusieurs questions dont les valeurs, les fondements de cette communauté et le conflit, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.style2ouf.fr/wp-content/uploads/2009/06/bboying-02.jpg" rel="lightbox[2909]"><img class="alignright size-medium wp-image-2913" title="bboying - red bull" src="http://www.style2ouf.fr/wp-content/uploads/2009/06/bboying-02-200x300.jpg" alt="bboying - red bull" width="200" height="299" /></a>Je me suis intéressé pendant deux ans au b-boying new-yorkais dans le cadre d’un master de sociologie. J’ai abordé plusieurs questions dont les valeurs, les fondements de cette communauté et le conflit, mais une question importante m’est apparue très tard dans mes recherches : comment définir cette pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette interrogation  s’est présenté à moi lors d’une discussion sur le b-boying avec un ex b-boy français, on parlait du break en général et le mot est sorti à ma grande surprise : le b-boying est un sport.  Au départ, je ne le pris pas au sérieux, tous les b-boys que j’avais pu rencontrer ou interroger définissaient leur discipline comme un art ou au moins une danse.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, « art form » est l’expression que j’ai le plus souvent entendue chez les New-Yorkais pour définir le b-boying. Je trouvais donc invraisemblable que quelqu’un de ce milieu puisse en parler comme d’un sport. Malgré cela cette idée fit son chemin dans mon esprit. En effet, le thème principal de mon mémoire était l’affrontement et la concurrence comme formes structurantes de cette danse, ainsi l’idée du b-boying comme un sport me semblait de moins en moins farfelue. En d’autres termes l’aspect compétitif de cette pratique m’a fait considérer l’avenue sport pour la définir. J’ai donc décidé de fouiller la littérature de la sociologie du sport et de la praxéologie. De tous les auteurs que j’ai pu trouver c’est chez Pierre Parlebas que j’ai trouvé la grille d’analyse la plus satisfaisante. Je reprendrai ici les grandes lignes de sa définition.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sport selon Parlebas se défini par trois traits différentiels et distinctifs, sa définition tenant compte uniquement du contenu spécifique. En d’autres termes, il veut distinguer le sport de toutes autres pratiques sociales. Pour Parlebas, le sport est : « Ensembles de situations motrices codifiées sous forme de compétition et institutionnalisées. »  Nous avons ici résumés les trois traits dinstinctifs du sport : situation motrice, compétition et institutionnalisation. Je vais brièvement définir les trois traits et donner des exemples et contre-exemples pour bien comprendre chacun d’eux.<span id="more-2909"></span>Parlebas définit la situation motrice comme un ensemble de données caractérisant l’action motrice d’un individu ou d’un groupe dans un environnement donné. Ce trait écarte donc du sport les activités telles que les échecs et le bridge. En effet, l’usage du corps n’est pas pertinent dans ces activités. Pour définir un jeu comme sport, l’individu où le groupe doivent faire un usage couplé et pertinent du corps et de l’esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second trait distinctif du sport est la compétition réglée. En effet, on doit pouvoir différencier une activité physique d’un sport. Le sport est en fait un type d’activité physique. Ce qui le caractérise est l’affrontement réglé de deux acteurs qu’il soit groupal ou individuel. Les règles de la compétition supposent en elles-mêmes des critères de réussite ou d’échec. Elles définissent les conditions dans laquelle la victoire ou la défaite est possible. En d’autres termes, la compétition est faite de règles qui déterminent la validité des actions posées dans le but d’une victoire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’institutionnalisation clôt la définition des traits distinctifs du sport. Pour qu’une activité physique soit comprise comme un sport, elle doit être institutionnelle. Pour Pierre Parlebas, cette caractéristique est le point aveugle du sport, «rarement pris en compte, le critère institutionnel est pourtant crucial. »  Cette institutionnalisation doit être nationale voire internationale. Pour Parlebas, une institution régionale ne saurait faire d’une activité physique un sport. Par exemple, on ne peut définir une partie de balle au prisonnier comme un sport, ce jeu est une situation motrice codifiée sous forme compétitive, mais l’institution lui fait défaut. Ce trait induit des conséquences importantes sur la pratique même du jeu. «Cette reconnaissance par l’institution entraîne un cortège de conséquences économiques et politiques ; elle fait manifestement basculer les pratiques dans un nouvel univers symbolique et idéologique. »  Ce nouvel univers dont parle l’auteur est caractérisé par la rigidité des règles, la bureaucratie et une réticence aux changements de toute nature comme tous faits d’institutionnalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les trois traits sont nécessaires pour qualifier une pratique motrice de sport. Si un des traits est absent, on ne peut plus parler de sport. Parlebas fait donc des couples de traits pour ensuite définir la type d’activités dont il s’agit : Une activité qui regroupe la compétition et la situation motrice est un jeu sportif tels que les barres, le gouret, etc., Une activité où la compétition et l’institutionnalisation est appelé jeu de société telles que les échecs, les dames et le poker et finalement lorsqu’il y a institutionnalisation et situation motrice on parle de jeux rituels où le résultat de l’affrontement est connu à l’avance, par exemple dans certaines sociétés on fait des jeux lors de funéraires, mais il est toujours convenu que c’est le camp du défunt qui remportera.</p>
<p style="text-align: justify;">À la suite de cette présentation, on peut d’ores et déjà dire que le b-boying n’est pas un sport puisqu’il n’est pas institutionnalisé. Aucune institution nationale ou internationale ne régit cette activité. En revanche, il répond aux deux autres critères, ce qui en fait selon Parlebas un jeu sportif. Le B-boying est clairement une situation motrice, mais plus important, il est sous sa forme de battle une compétition réglée. Les danseurs s’affrontent selon des règles définies (voir le chapitre description de la danse) dans le but de la victoire.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus de cette grille définitionnelle Parlebas nous apporte une typologie qui permet de bien comprendre la dynamique interne de ce jeu sportif , le concept de rôle. On peut dire selon le vocabulaire de Parlebas qu’il y a deux rôles : le danseur et le vanneur. Il n’existe pas à ma connaissance de battles où les deux rôles ne sont pas présents. Ces rôles se retrouvent autant dans les danses en groupe que les danse individuel . En effet, lorsqu’un danseur est dans le cercle il danseur ainsi nous pouvons de façon évidente dire qu’il occupe le rôle « danseur ». Le deuxième rôle, le vanneur est beaucoup moins mis en avant voire négligé dans les analyses habituelles, mais il est tout aussi important que celui de danseur. Lorsqu’un b-boy est dans un battle et n’est pas en train de danser, il n’en est pas moins actif. Le danseur en attente ne se contentera pas de regarder patiemment son adversaire exécuter ses enchainements : il fera des grimaces, regardera ailleurs en voulant dire se que je vois n’est pas intéressant, fera des signes de désapprobation, il pourra même rire, se moquer. En d’autres termes, il est très actif et son objectif est de déstabiliser son adversaire en le singant ou en diminuant sa performance.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette petite présentation, j’ai voulu mettre en lumière les caractéristiques du b-boying qui nous permettent de l’envisager comme un sport. Maintenant pour bien explorer la question, il nous faut explorer l’autre hypothèse : le b-boying est un art. Pour ce faire, je me pencherai sur un auteur contemporain, Shusterman, qui présente une approche tout à fait pertinente par rapport au b-boying.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Une définition de la danse</h3>
<p style="text-align: justify;">Avant d’aller plus loin, il est toujours utile de regarder dans le dictionnaire la définition du terme que nous utilisons. Voilà celle d’un dictionnaire sur l’esthétique : « La danse est formée de mouvements volontaires, harmonieux, rythmés, ayant leur fin en eux-mêmes. » Cette définition nous apporte des critères bien définis pour appréhender le b-boying. La question qui peut se poser ici est de savoir si le b-boying répond à tous ces critères. Tout d’abord, le développement de ces critères semble nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement doit être volontaire pour que l’on puisse le distinguer des convulsions ou même le mouvement des vagues. L’idée d’intention est donc très important, ainsi le pur réflexe sera exclu. Ensuite le mouvement doit être harmonieux c’est-à-dire obéir à certaines règles d’harmonie propre à l’époque et à la société dans laquelle il est produit. Ce critère permet de rendre compte du besoin de règles pour qu’une action prenne sens. Le rythme apparaît comme troisième critère, le rythme étant une organisation non-anarchique dans le temps. Celui-ci est le pendant temporel de l’harmonie qui, elle, est spatiale. La danse est donc basée sur une organisation spatio-temporelle. Le dernier critère est primordial pour l’auteur :<br />
<em> « Mais le critère le plus important pour distinguer le mouvement de danse de tout autre mouvement est qu’il n’a pas de but immédiat. Il est lui-même sa propre fin : Il est fait pour être mouvement, non pour quelque chose. Ce qui le distingue n’est donc pas sa forme, mais sa raison d’être. Par exemple, le mouvement de bras du danseur qui se «met en position à la barre » est exactement le même que celui du semeur. Mais ce dernier cherche le geste le plus économique donnant le meilleur résultat dans la dispersion des grains, alors que le danseur ne vise qu’à faire un mouvement. Le fait que le mouvement de danse soit son propre but n’empêche pas de l’utiliser pour traduire des faits, des sentiments ou des idées. Par exemple, un «manège de piqués » peut suggérer une grande joie, une violente colère, l’affolement, etc ;  mais ce sont là ses emplois, non son but. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">À la lumière de cette définition, on peut tout à fait dire que le b-boying est une danse et donc un art . Il n’est nul besoin de rappeller que les mouvements dans le break sont harmonieux, rythmé et volontaires. On peut toutefois se pencher sur le dernier critère, vu son importance pour l’auteur. Dans le b-boying, le mouvement n’a aucune efficacité, il n’est subordonné qu’à lui-même. Les danseurs font des mouvements uniquement dans le but du mouvement lui-même. Par exemple, le 6-steps n’a de finalité que son exécution.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce point, on est fixé sur la nature du b-boying, qui est une danse, mais poussons plus loin la réflexion pour voir où se situe le malentendu avec le sport. La structure compétitive nous a trompés. Il n’en reste pas moins que cette danse est très proche dans sa forme du patinage artistique et de la gymnastique. Qu’est-ce qui l’en distingue alors? Ce n’est certainement pas l’aspect compétitif. L’instituionnalisation est certainement un critère important, mais pas suffisant. Nous venons de le voir, le b-boying est une danse. La différence réside donc dans l’aspect esthétique de cette pratique. Je propose d’explorer rapidement cette piste, pour ce faire, je me baserai sur l’approche de Shusterman.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L’expérience esthétique de Richard Shusterman</h3>
<p style="text-align: justify;">Le choix de la théorie pragmatique de Shusterman porte sur son concept d’expérience esthétique qui prend en compte autant l’aspect créatif de l’œuvre que l’aspect de la réception de l’œuvre. Ce dernier volet me permettra d’analyser le travail des juges et par le fait les critères de réussite ou d’échec d’un danseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me baserai pour cette analyse sur le livre de Richard Shusterman, L’Art à l’État Vif. Je m’en tiendrais à la présentation de son concept d’expérience esthétique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée d’expérience esthétique fut amenée bien avant la théorie pragmatiste. La nouveauté de Dewey et ensuite celle de Shusterman réside dans la place que ceux-ci lui attribuent dans l’appréhension de l’art. En effet, Shusterman ramène l’expérience au centre de leur théorie, tout comme l’adjectif pragmatiste le laisse supposer. L’approche analytique place l’art en dehors de l’expérience vécue pour l’analyser et ainsi le place dans un univers purement intellectuel et spirituel. À l’instar de Dewey, Shusterman refuse cette conception de l’art, son projet est de ramener l’art dans la vie : « Dewey insiste sur l’idée que l’art –  malgré le risque toujours présent de perversion par un monde inesthétique – doit sortir de son enceinte sacrée et se réintroduire dans le domaine de la vie ordinaire. »  Il renchérit : « La valeur fonctionnelle de l’art ne réside pas dans une fin particulière et spéciale, mais dans la satisfaction de la créature vivante, d’une part grâce à l’aptitude qui est la sienne à servir une multiplicité de fins, et d’autre part par un enrichissement de notre expérience immédiate, qui nous stimule et nous vivifie, nous aidant à réaliser nos projets. L’art possède donc à la fois une valeur fonctionnelle et une fin intrinsèque. »  Nous voyons bien ici l’importance de l’aspect expérientiel de l’art dans la théorie pragmatiste. Celle-ci est, en fait, davantage une approche qu’une théorie. Shusterman ne veut pas balayer les concepts existants de l’esthétique pour en proposer des nouveaux, il veut plutôt réorienter le regard du philosophe vers l’expérience. Shusterman privilégie donc l’expérience dynamique à l’objet dit d’art.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche n’est pas sans conséquences : appréhender l’art comme une expérience amène à s’intéresse au processus créatif, comme au processus réceptif. Ici est la vraie nouveauté : comprendre l’art comme une relation dynamique entre la production et la réception basée sur l’expérience du beau. «L’essence et la valeur de l’art ne résident pas dans les seuls objets d’art qui, pour nous, constituent l’art, mais la dynamique et le développement d’une expérience active au travers de laquelle ils sont à la fois créés et perçus. »   L’art est ainsi défini comme une qualité d’expérience, non comme une collection d’objets. Nous le voyons bien sur le plan conceptuel la réception prend autant d’importance que la production et le produit, bien que temporellement les derniers lui précède. Mais cela est vrai seulement lorsque l’on regarde un objet isolé, si on prend plusieurs objets d’art, la réception d’un a pu motiver la production d’un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">La théorie de Shusterman et Dewey ramènent de cette manière, non seulement l’expérience au centre de l’analyse de l’art, mais aussi l’art dans la vie humaine. Cette approche est bien sûr tout à fait pertinente dans l’analyse de la danse, vue que celle-ci ne produit pas d’objet matériel. Elle est presque entièrement expérientielle : elle n’est que très peu écrite contrairement au théâtre ou à la musique. C’est justement pour cette raison que j’ai adopté ici l’approche pragmatiste. «Les œuvres ne sont œuvres d’art qu’en acte, dans la dynamique vivante de l’expérience »</p>
<p style="text-align: justify;">Cette présentation nous permet de mieux comprendre l’aspect proprement esthétique du b-boying. Les juges étant eux-mêmes b-boys, évaluent les performances par rapport à des critères esthétiques. En fait, leur jugement est basé sur leur expérience esthétique de l’observation de la danse. Ils ont bien sûr des critères plus ou moins précis pour donner sens à l’expérience, mais ils recherchent avant tout une expérience satisfaisante. Ceci est bien illustré par ce que nous dit Poe One sur l’importance de l’approche et que le b-boying ne se définit pas seulement par ses mouvements, mais aussi sur la manière de les faire : «My philosophy is the approch, you have to have an approche. It’s ah…like ballet dancing, like jazz dancing, house dancing, they all have a different style which is a different approch. If I can learn ballet steps, but the ballet dancer will look at me and tell me : You know what you’re not a ballet dancer. I might do pirouette, but I’m not because I don’t have the approch of a ballet dancer. Same way in B-boying, I can teach a ballet dancers how to do footwork or a flare, they are gonna do it with a ballet style. So it doesn’t look like B-boying. »  On parle ici d’une démarche, ce qui nous amène dangereusement vers l’art. David Colas, juge pour Red Bull BC-One, va dans le même sens en faisant primer l’expérience sur l’objet même : «Ma philosophie B-boy, c’est pas seulement la danse, c’est une façon d’être, c’est la vie, c’est une culture. »</p>
<p style="text-align: justify;">Il est important ici de préciser que l’approche esthétique par l’expérience n’exclut absolument pas l’idée de règles. Comme il est mentionné plus haut, les règles orientent l’expérience. Ceci nous montre que, malgré la présence de la compétition, le B-boying est avant tout, esthétique dans sa réception. Rappelons-nous que l’appréciation des juges ne fonctionne pas sur un mode de pointage, mais sur un mode appréciatif libre : ils n’ont pas à remplir de «cases» précises. Leur appréciation se fait sur la base des sensations en particulier du plaisir qu’ils ont eu à regarder un danseur. «There is a beat and there is a rythm to this music. It isn’t about how dynamic your move is. It’s about the feeling that you can express with the dance, the dance is expression. »</p>
<p style="text-align: justify;">Nous le voyons bien, le danseur, dans son expérience même de la danse, réfléchit de la même manière. Le choix de mouvements se fait sur des critères esthétiques, il privilégiera tel mouvement pour le plaisir et la sensation qu’il procure à voir comme à faire.<br />
« KOM3 : Well I just did what I like, I just did what I thought cool and I mean…You know, I didn’t of as…It wasn’t when I started, it wasn’t like : you gotta be a power person, you had to be a footwork person, you had to be this person. It was just what move you want and you did it, you know. »</p>
<p style="text-align: justify;">« Dizzy Izzy : And try toget my power, my power moves for me it’s what I love to do, Power moves. And when I use my attitude, the attitude where it comes from makes me what to practice more and more and more. And makes me do the moves I do. A lot of people when they see me, they see me break they can’t believe ‘cause I’m such a big guy ‘cause I weight 210 pd, you know what I’m saying. So it’s like when they see a big guy on the floor moving at that speed, you know what I’m saying, it’s like : Holy Shit ! You know what I’m saying it’s like wow ! I never see something like this before. A lot of time I get a lot of love, you know what I’m saying, that’s what I like about it I get a lot of love. »</p>
<p style="text-align: justify;">« EROCK : I guess a little. I just try like…the main thing to me is to make up the coolest move I could possibly make up. I just think difficulty and how cool it looks. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois citations nous montrent que les impératifs qui gouvernent les danseurs dans leur pratique sont tout d’abord personnels et peu déterminés, mais surtout visant à procurer une expérience esthétique agréable chez le public. Le b-boying est une expérience esthétique pour eux aussi, ils créent des mouvements inédits dans le but intrinsèque de la beauté du mouvement même. De plus, l’originalité est comme pour beaucoup d’arts actuels un critère esthétique important, et le break n’y échappe pas. Il est ancré dans la société occidentale pour laquelle la tradition en est une de nouveauté.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, mon parti pris est clair, je crois plus que le b-boying est un art, mais la question reste ouverte et discutable. De toute façon dans ce genre de discipline les lignes de démarcation souvent floues, et même laissé à l’appréciation de chacun comme il n’y a pas d’instance supérieure pour dicter ces règles. Le b-boying est encore jeune, il restera peut-être touours ambigu ou prendrera-t-il une avenue plus qu’une autre, c’est aux b-boys eux-mêmes d’en décider…</p>
<p style="text-align: right;">Vincent Morin</p>
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		<title>David Elsewhere</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 07:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KeMp</dc:creator>
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		<description><![CDATA[David est un vrai phénomène, il ne bouge pas comme le reste des humains, il a une gestuelle qui lui est propre, un univers à lui&#8230; Il s&#8217;est fait connaitre du monde ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-2890" title="david_elsewhere" src="http://www.style2ouf.fr/wp-content/uploads/2009/06/david_elsewhere-199x300.jpg" alt="david_elsewhere" width="200" height="300" />David est un vrai phénomène, il ne bouge pas comme le reste des humains, il a une gestuelle qui lui est propre, un univers à lui&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;est fait connaitre du monde entier en 2001, sur une vidéo <a href="http://www.youtube.com/watch?v=WAyTK6jF5o8">youtube</a>, lors d&#8217;un concours de jeunes talents &laquo;&nbsp;Kollaboration&nbsp;&raquo;. Cette vidéo dont le succès est énorme : plus de 200 millions de téléchargement montre un style très prononcé par une influence de popping, des vagues notamment, et une  incroyable souplesse,  mais avec une dimension surnaturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis David a fait pas mal de chemin, enchainant pub (Volkwagen, Pepsi&#8230;), Cinéma (Streetdancer), et show télé&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il est aujourd&#8217;hui engagé par Michael Jackson en tant conseillé pour son prochain concert à Londres, belle réussite pour un danseur Hip Hop!</p>
<p style="text-align: justify;">Je reviens sur une vidéo réalisée en 2001 : &nbsp;&raquo;Detours &#8211; An Experimental Dance Collaboration&nbsp;&raquo; qui pour moi est le projet le plus abouti en terme de vidéo expérimentale de danse Hip Hop. Il n&#8217;y a certe peu de moyen, pas de grande qualité d&#8217;image, mais on a laissé s&#8217;exprimer pleinement 4 danseurs le tout dans un montage super artistique et décalé. C&#8217;est vraiment la vidéo expérimentale par excellence : Elsewhere, Midus, Kujo, Rawbzilla&#8230; 4 personnalité complètement différentes, 4 danseurs hors normes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous laisse apprécier quelques passage d&#8217;Elsewhere dans cette vidéo : </p>
<p><a href="http://www.style2ouf.fr/david-elsewhere/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Prince Ken Swift</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 08:27:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KeMp</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un petit retour en arrière sur un personnage qui a fortement influencé le bboying, il s&#8217;agit de Ken Swift. Originaire de New York, il commence le break à l&#8217;age de 12 ans, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-2858" title="ken_swift" src="http://www.style2ouf.fr/wp-content/uploads/2009/05/ken_swift-208x300.jpg" alt="ken_swift" width="199" height="286" />Un petit retour en arrière sur un personnage qui a fortement influencé le bboying, il s&#8217;agit de Ken Swift.</p>
<p style="text-align: justify;">Originaire de New York, il commence le break à l&#8217;age de 12 ans, au cours de l&#8217;année 1978. Il va intégré la seconde génération du légendaire Rock Steady Crew, et rapidement imposer son style.</p>
<p style="text-align: justify;">Ken Swift surnommé &laquo;&nbsp;the Epitome of a B-Boy&nbsp;&raquo; (la quintessence du bboy) est un pionnier, il a réalisé des mouvements et des pas devenu les bases et fondations de cette danse.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est présent dans plusieurs film notamment Style Wars &amp; Wild Style. Mais on peut surtout le reconnaitre dans Flashdance, un passage très court de bboying qui a popularisé mondialement cette danse.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, après 30ans au service de la culture Hip Hop, Ken Swift dirige le VII Gems Hip Hop movement, c&#8217;est un groupe de danseur qui promotionne le &laquo;&nbsp;Rocking&nbsp;&raquo; plus connu sous le nom d&#8217; Up Rock.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.style2ouf.fr/prince-ken-swift/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>Hip Opsession 2007</title>
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		<pubDate>Thu, 31 May 2007 13:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>staff</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En ce weekend du 14 avril, je me suis rendu à Nantes pour assister à une partie de la troisième édition de ce festival organisé par Pickup Prod, accompagné par Tony et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img title="Hip Opsession 2007" src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_l_hip_opsession_2007-01.jpg" border="0" alt="Hip Opsession 2007" hspace="5" align="left" />En ce weekend du 14 avril, je me suis rendu à Nantes pour assister à une partie de la troisième édition de ce festival organisé par Pickup Prod, accompagné par Tony et Pool, cameramen pour le site.<br />
Dès le départ l’affiche est alléchante avec une programmation ambitieuse dans tous les domaines de la culture hip hop que ce soit en rap, en graffiti ou en danse. Les réjouissances étant étalées sur deux semaines il était impossible, ne résidant pas a Nantes de couvrir l’ensemble de la manifestation et c’est bien entendu la danse qui a retenu notre attention.<br />
Au menu de ce weekend nous avions donc, le vendredi 13 avril une représentation de la compagnie Pockemon crew, suivie d’une soirée placée sous le signe du bboying, sorte de warm-up avant le battle du lendemain (samedi 14 avril).</p>
<p><span id="more-65"></span></p>
<p align="justify">-Vendredi 13 avril :</p>
<p>Création Pockemon crew.<br />
Le spectacle avait lieu à La Chapelle sur Erdre, en banlieue nantaise. J’étais personnellement très impatient d’assister à cette représentation : comment les pockemons, danseurs de formation essentiellement « battle », allaient-ils aborder cet aspect de la danse ; quelles seraient les différences avec des groupes tournés essentiellement vers la création chorégraphique, composés de danseurs ayant souvent suivi des formations dans ce sens?</p>
<p>Il est 20h30, les réponses à mes questions seront bientôt là, la salle est pleine et c’est un public varié qui est venu assister à la prestation de nos « champions du monde », beaucoup de jeunes bien entendu mais pas seulement, il y a également de nombreux adultes, initiés ou curieux, qui assistent a la représentation.<br />
Avant d’entrer dans le vif du sujet, sont proposés en première partie des créations issues d’ateliers de danse : « Quand l’ombre devient lumière » ateliers de jeunes de la commune, initié par l’association Marumba et Karla Pollux, chorégraphe de la compagnie Naïades ; et une démonstration de techniques et impros avec l’atelier de l’école de danse Zig Zag, encadré par Maurizio (Rocksteady crew).<br />
Ces deux ateliers mettent en scène de jeunes danseurs pour la majorité débutants qui, malgré une assemblée impressionnante, ne déméritent pas et donnent le meilleur d’eux-mêmes sur scène. Les deux spectacles montrent des visions différentes du travail autour de la danse, le premier plus basé sur la composition chorégraphique dans l’espace avec des variantes de chorégraphies intéressantes. Le second spectacle est beaucoup plus basé sur la technique hip hop proprement dite, on sent ici l’empreinte de Maurizio et de l’école Rocksteady crew : peu de recherche chorégraphique mais des bases très solides, les fameuses foundations, que les jeunes semblent déjà avoir acquis : des pass sur les doigts, de beaux top rocks et, ce qui m’a le plus marqué, une écoute musicale et un feeling déjà très développés.<br />
Après cette première partie intéressante place au « gros morceau » de la soirée, la création de la compagnie Pockemon.<br />
« C’est ça la vie !? » est un beau spectacle, bien construit, qui mêle à la danse une création vidéo qui ponctue la représentation.<br />
Le spectacle est organisé par tableaux introduits (ou comprenant) de la vidéo. Chacun de ces tableaux a un intitulé précis : « Néant », « Monde », « Objectif », « Origines », « Compétition », « Kiffer », … tous ces intitulés rassemblant finalement des moments de vie, des expériences, à la fois personnelles et collectives en créant finalement le nom du groupe sur l’écran, en fin de spectacle.<br />
J’ai trouvé le spectacle assez novateur par rapport à ce que j’ai déjà pu voir dans le domaine des créations chorégraphiques : l’assemblage de la danse et de la video bien que déjà vu est ici assez pertinent et permet de bien appuyer le message de chaque tableau, il y a c’est vrai quelques longueurs dans la vidéo mais l’ensemble reste très agréable.<br />
Au niveau de la danse la aussi c&#8217;est très sympa, le spectacle dure une heure mais à la fin, j’avais l’impression que les Pockemons n’étaient la que depuis 30 minutes, bref, on ne s’ennuie pas ! Le spectacle est varié tant au niveau de la création musicale qui balance entre beats funky très légers et airs classiques plus graves, qu’au niveau danse ou il y a très peu de répétitions. La maitrise technique des Pockemons y est sans doute pour quelque chose, tout le monde a toutes les bases et il y a des chorégraphies extrêmement techniques.<br />
Là ou réside, pour moi en tout cas, la grande réussite des Pockemons, c’est dans le fait d’arriver à avoir un spectacle qui soit très dense techniquement, très varié au niveau des ambiances et finalement aussi « digeste » : exceptés quelques longueurs dans la vidéo (dont Riyad qui chorégraphie le spectacle nous a dit quelles seraient corrigées) on ne se surprend jamais à attendre la suite ou à se dire qu’un tableau est un peu long, il y a vraiment une grande fraicheur dans ce groupe qui est très uni sur scène. Le moment fut agréable, j’ai beaucoup apprécié le spectacle et je ne m’attendais pas, je dois l&#8217;avouer, à une telle performance des Pockemons dans un domaine qu’ils explorent depuis peu de temps, j’espère en tout cas qu’ils vont continuer dans cette voie&#8230;</p>
<p>Soirée bboying</p>
<p>Il est aux environs de 23 heures, départ de La Chapelle sur Erdre, nous nous rendons a Nantes pour assister à la soirée &laquo;&nbsp;Hip Hop de A a Z&nbsp;&raquo; organisée au Lieu Unique et placée sous le thème du bboying : bon son et cercles en perspective.<br />
Une soirée avec de nombreux Bboyz, des cercles, j&#8217;étais très impatient mais je dois l&#8217;avouer un peu sceptique. En effet cette soirée étant la veille du battle je m&#8217;attendais a ce que les danseurs invités se réserverent pour l&#8217;évènement à venir. Arrivé sur place vers minuit la surprise est grande : il y a beaucoup de monde et l&#8217;on reconnait pas mal de têtes invitées pour le lendemain comme Mind 180 ou encore les finlandais de Flow Mo.<br />
L&#8217;endroit est sympatique et se prète tout a fait a ce style de manifestation : pas trop grand ce qui permet de concentrer le public mais avec quand même de la place pour danser sur un sol tout a fait correct.<br />
A notre arrivée la soirée n&#8217;est pas encore totalement lancée, il y a un cercle avec quelques bboys mais on semble encore vouloir attendre, les gens paraissent un peu sur la réserve. Au fur et a mesure le public afflue les DJ’s : Oneup, Zouz et Q-Force envoient du son et la soirée démarre pour de bon. Les Pockemons font une arrivée remarquée; investissant le cercle a tour de role ils montrent de belles choses notamment de beaux runs de phase de Brahim.<br />
Le public nombreux est très demandeur et tout le monde veut voir les danseurs : le cercle initial se rétrécit de plus en plus et ce sont finalement trois cercles qui se créent dans la salle : l&#8217;ambiance est vraiment très bonne, il y a beaucoup de danseurs et chacun y va de son run, tout le monde danse, et tout le monde fraternise : les américains de Mind 180 cotoient les polonais de la team Polskee Flavor, les suèdois de Ghost crew et les français parmi lesquels Def DOgz mais également les nantais du crew KLP. C&#8217;est vraiement ce qui m&#8217;a marqué dans cette soirée : une ambiance très positive avec beaucoup de respect entre les danseurs, de très nombreux échanges entre des gens de pays très éloignés a l&#8217;image d&#8217;un uprock très &laquo;&nbsp;bon esprit&nbsp;&raquo; entre Keebs (Mind 180) et Gassama (Def Dogz).<br />
A tout point de vue c&#8217;était vraiment une très bonne soirée le public pas forcemment très connaisseur était au rendez vous et à apparement beaucoup apprécié, les DJ&#8217;s ont été particulierement a la hauteur enchainant de grand classiques tel que &laquo;&nbsp;The Mexican&nbsp;&raquo; avec des sons beaucoup plus rares mais tout aussi dansants.<br />
Quand vers trois heures du matin, nous quittons les lieux pour enfin se reposer, la soirée est loin de s&#8217;essoufler et de nombreux danseurs semblent avoir encore de l&#8217;energie à donner.</p>
<p>Samedi 14 Avril</p>
<p>Après une journée tranquile histoire de se remettre des émotions et de la route de la veille, notre petite &laquo;&nbsp;équipe&nbsp;&raquo; se remet en route direction l&#8217;évenement principal du week end : le battle Op&#8217;session.<br />
Comme la soirée de la veille, le battle se déroule au Lieu Unique, les anciennes usines de la marque Lu, désafectées et reconverties en lieu culturel acceuillant de nombreux spectacles. L&#8217;endroit est très vaste; la partie la plus grande de l&#8217;ancien hangar est laissée libre pour l&#8217;échauffement des danseurs que le public peut ainsi apprécier de près, au fond, un grand carré est réservé au battle et entouré d&#8217;un coté par une grande tribune et sur les autres cotés par des structures plus petites ou les gens peuvent également s&#8217;asseoir, le tout surplombé par l&#8217;estrade des Dj&#8217;s et par deux grands écrans diffusant le spectacle en temps réel pour les spectateurs les plus éloignés. L&#8217;ensemble est très bien agencé et il se constitue un véritable cercle de public tout autour des danseurs ce qui donne une ambiance très chaleureuse.<br />
Le battle se déroule quasiment à guichet fermés, la plupart des places ont été vendues en prévente et rapidement on croise à l&#8217;extérieur un grand nombre de personnes a la recherche de places. Ce public très nombreux se masse au fur et à mesure dans la salle et vers 19h30 tout semble en place pour que la soirée débute.<br />
Dj Ben et Dj Renegade sont la depuis l&#8217;ouverture pour faire patienter le public et permettre auc danseurs de s&#8217;échauffer sur du bon son et, aux alentour de 20h, &laquo;&nbsp;BONSOIR NANTES!&nbsp;&raquo;, on reconnait d&#8217;emblée la voix et l&#8217;intonation particulières de Nasty, qui vient de lancer l&#8217;évènement pour de bon. Celui ci introduit l&#8217;homme qui va animer avec lui ce battle, Amjad, membre du crew suisse Seven Dollars, que je ne connaissait pas mais qui va se révéler être un excellent speaker.<br />
Comme dans tous les battles après s&#8217;être assurés que le public était bien chaud, les maitres de cérémonie introduisent les éléments essentiels de l&#8217;évenement, les Dj&#8217;s que sont Ben et Renegade (Angleterre) et le jury composé pour cette soirée de Juse Boogie, danseur du crew Massive Monkeys de Seattle (Etats Unis) et deux italiens, Bgirl Nacera et Maurizio, tous deux membres de l&#8217;emblématique RockSteady Crew. Après la démo des juges, on passe aux tirages au sort, il y a deux battles qui vont se dérouler : le battle one one et le battle de crew, en 6 contre 6. Les tours des deux battles sont supperposés afin de conserver le suspense jusqu&#8217;au bout mais, pour ne pas vous perdre, je parlerai d&#8217;abord du one one puis du 6 vs 6.</p>
<p>Battle one one.</p>
<p>L&#8217;affiche est assez interressante pour ce one one avec de très bon bboys ;on a Grazy de Fusion Rockers (Madrid), Just Do It de Pologne qui avit fait une apparition remarquée au dernier seven to smoke de Cergy, Nadine qui vient de Toulouse, Drag qui est également français, Hatsolo de Flow Mo (Finlande), Hon qui vient de Rennes et qui se trouve etre le frère de Bruce, Keebz, danseur du crew américain Mind 180; et Kleju vennu de Pologne.</p>
<p>Le tirage au sort est effectué et on démare les quarts, Drag est opposé a Nadine. Ce premier battle franco francais est un peu anectodique, aucun des deux danseurs n&#8217;arrivant à remuer le public, c&#8217;est finalement Drag qui l&#8217;emporte sans avoir fait un grand battle. La suite va être largement plus disputée, le deuxième quart opposant Grazy à Kleju.<br />
Le nom de ces deux danseurs ne vous dit peut être rien mais ils sont pourtant très forts tous les deux. C&#8217;est Grazy qui l&#8217;emporte en faisant un battle quasi-parfait : sa danse est dynamique et il fait de tout : les toprocks et les pass sont maitrisés, il y a deux belles accros et des tricks très sympas, le tout servi avec une propreté impeccable qui fait la différance, rien n&#8217;est raté et il n&#8217;y a aucune hésitation. En face Kleju ne démérite pas, son premier passage un peu hésitant lui coute la victoire mais la prestation est bonne, avec un second passage réellement excellent subtilement calé sur la musique. En définitive sa danse est moins propre mais cela parait plus vivant, plus &laquo;&nbsp;funky&nbsp;&raquo; en quelque sorte par rapport à la danse de Grazy qui est somme toute assez carrée.<br />
Le battle suivant oppose Just Do It de Pologne au rennais Hon. Just Do It fait un bon battle, sa danse est très impressionnante, rapide et très arérienne avec notamment un beau salto qui a semblé sortir de nulle part, en plein milieu d&#8217;un run, ainsi que de belles phazes bref, un danseur très complet. Hon n&#8217;a pas trop mal répondu dans l&#8217;ensemble mais il parraissait toujours un peu en dessous de son adversaire et son engagement a parfois dépassé sa maitrise rendant ses deux passages un peu brouillons à certains instants, à l&#8217;image d&#8217;un coup de pied à la lune plus que limite qui a inspiré à la foule une certaine rumeur de surprise. C&#8217;est donc ici Just do it qui l&#8217;emporte très logiquement.<br />
La dernière opposition de ces quarts de finale a, pour moi, été LE battle de ce one one. Il a opposé deux excellents danseurs, Hatsolo, le finlandais de Flow Mo dans un style très &laquo;&nbsp;bboying&nbsp;&raquo;, avec beaucoup d&#8217;attitude et de présence, à &laquo;&nbsp;killa&nbsp;&raquo; Keebz danseur américain de Mind180 vainqueur notamment du battle 2vs2 de Chelles en 2006 avec Josh et du battle crew de Chelles 2007 avec la team Bboyworld. Un vrai battle de style, Hatsolo joue beaucoup de sa présence avec des runs originaux très callés sur la musique, tandis que Keebz fait une prestation très impresionnante en pass, très vairé, original, il est pour moi un des meilleurs au monde dans ce domaine à l&#8217;heure actuelle. A l&#8217;issue des deux passages prévus, les deux bboys sont déclarés à égalité par le jury et l&#8217;issue du battle est renvoyée au tie break. C&#8217;est Keebz qui tire alors son épingle du jeu : Hatsolo fait un bon passage mais se relève plusieurs fois avant de repartir au sol ce qui casse un peu l&#8217;ensemble quand son adversaire va lui, au contraire, aller a l&#8217;essentiel. Keebz, après un top rock très sobre réalise une descente très élaborée, originale, avant d&#8217;executer au sol une belle variante de pass, il se relève et termine par un très beau step callé sur un accent peu évident du son : ce passage plein de finesse fait la différence et l&#8217;américain l&#8217;emporte.</p>
<p>La première demi-finale est un battle franco espagnol entre Drag et Grazy. Drag, malgré sa victoire au premier tour, semblait être en dessous du niveau général du battle, mais sa prestation a été ici bien meilleure avec notamment une belle coupole boule en se tenant un pied. Cependant l&#8217;écart est grand entre les deux bboys : Drag apparait hésiatnt notamment au niveau des pass tandis que Grazy maitrise sa danse a fond, fait des passages très propres et d&#8217;une grande énergie qui se matérialise par des phazes et des tricks qui en plus d&#8217;être originaux, sont très bien intégrés aux pass. Grazy l&#8217;emporte donc sans trop de difficulté.<br />
La tache est autrement plus compliquée pour Keebz qui rencontre dans la seconde demi-finale Just do it. Ce dernier est comme au premier tour très &laquo;&nbsp;rentre-dedans&nbsp;&raquo; au niveau de la danse : très rapide, les runs sont denses, avec beaucoup de phazes et des tricks bien posés. Keebz fait également une prestation correcte mais la fatigue se fait sentir, ce dernier étant également engagé dans le battle de crew dont les demi-finales venaient de se terminer. La danse de l&#8217;américain est donc moins incisive qu&#8217;au premier tour ,même s&#8217;il nous gratifie d&#8217;une de ses descentes si originales dont il a le secret, et les fins de ses passages paraissent un peu approximatives. C&#8217;est Just Do It qui l&#8217;emporte et il faut préciser que cette victoire n&#8217;est pas a mettre uniquement au crédit de la fatigue de son adversaire, le Hollandais a bien dansé, c&#8217;est quelqu&#8217;un de très complet et même si Keebz avait été plus frais la tache aurait été difficile.</p>
<p>La finale du one one réunit donc le Hollandais Just Do It et l&#8217;espagnol Grazy, cette finale est tout à fait logique et regroupe vraiment les deux meilleurs du jour, arrivés jusqu&#8217;à ce niveau de manière nette et indiscutable. L&#8217;opposition est belle au cours de cette finale, entre deux danseurs très énergiques. Grazy est cependant au dessus, sa danse est très riche, toujours de beaux freezes, phazes et pass dans un ensemble très homogène. Just Do It fait de beaux runs, mais face à un adversaire du calibre de Grazy sa danse montre ses limites : le hollandais et finalement assez linéaire, il y a peu d&#8217;arrets et ses freezes ne sont pas toujours bien mis en évidence au contraire de l&#8217;espagnol qui marque le son de manière beaucoup plus évidente, donnant énormément d&#8217;impact à ses passages.<br />
C&#8217;est Grazy l&#8217;espagnol qui l&#8217;emporte à l&#8217;issue de cette finale disputée, cette victoire couronnant un parcours sans faute de la part d&#8217;un danseur qui gagne a être connu</p>
<p>Le battle de crew, en six contre six, regroupe lui aussi une affiche alléchante avec les américains de Mind 180 (prononcer Mind one eighty), les russes de Allmost/Top nine, les finlandais de Flow Mo, une dream team de de danseurs polonais, Polskee Flavour, les suédois de Ghost crew, les Def Dogz avec des danseurs de France et de Hollande, les nantais de KLP, et Supreme Being regroupant de danseurs français et finlandais.</p>
<p>Le premier quart oppose Def Dogz aux locaux de KLP. Ces derniers évoluant à domicile sont en pleine confiance et répondent aux Def Dogz qui semblent un peu en dessous de leur niveau habituel. Gassama, Mennoh et Yero font de très bons passages mais le reste du crew n suit pas forcement avec des passages un peu moyen de Xisco et Roméo notamment. Au final, Klp, plus propres et plus sereins arrachent une victoire bien accueillie par le public local mais qui peut sembler surprenante pour les initiés au regard de la réputation des Def Dogz qui n&#8217;est plus a faire. Ceux ci semble donc payer leur prestation un peu en demi teinte et une attitude très provocatrice qui a pu apparaitre un peu limite au juges.<br />
Ensuite, la dream team pologne rencontre les Supreme Being, il y a de bons danseurs des deux cotés mais le battle n&#8217;est pas très animé, les polonais dansent très bien et leur groupe très homogène est au dessus, il emportent une victoire logique.<br />
Le battle suivant oppose deux crews qui se connaissent bien, les finlandais de Flow Mo et leurs voisins suédois de Ghost crew. Le battle est très interressant car les deux groupent évoluent dans le même style très bboying, on peut cependant déplorer qu&#8217;une telle confrontation ait eu lieu dès le premier tour. Le début du battle donne lieu a une petite anecdote qui m&#8217;a fait très plaisir : aucune des deux équipes ne se décidant a rentrer dans le cercle, Nasty s&#8217;avance avec la traditionnelle bouteille afin de désigner ceux qui vont commencer quand Amjad lui dit &laquo;&nbsp;Non non Nasty ils ont pas besoin de bouteille!&nbsp;&raquo; avant de lancer aux crews un très explicite &laquo;&nbsp;Who came to win?!&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai trouvé ca très interressant de laisser les crews se décider a entrer dans l&#8217;arène, ça a un coté beaucoup moin artificiel que la bouteille : celui qui entre a vraiment envie d&#8217;y aller. A par ce petit fait de début de battle, la confrontation est symaptique a regarder, les deux équipes sont très proches en terme de niveau mais pour autant, le battle ne s&#8217;enflame pas, chacun &laquo;&nbsp;fait son boulot&nbsp;&raquo; en quelque sorte et ce sont finalement les finlandais de Flow Mo qui l&#8217;emportent.<br />
Le dernier battle est l&#8217;affiche du jour, les deux plus gros se rencontrent dès le premier tour, a savoir les américains de Mind180 contre les russes de Top9. Dommage ici aussi que ce battle qui fait figure de finale ait lieu au premier tour.<br />
Dans cette rencontre, pas de round d&#8217;observation, ça démare très vite d&#8217;entrée avec un très bon passage de Top9 et une réponse de très haut niveau de la part de Keebz. Chacun connait la force de son adversaire et les crews savent qu&#8217;il ne faut surtout pas économiser les forces au risque de sortir d&#8217;entrée de la compétition. Les russes ont de très bon éléments individuels, dans des styles assez variés qui donnent de très beaux mooves à l&#8217;image d&#8217;une magnifique coupole effectuée les deux pieds tenus. Mais Top9 se démarquent surtout par des combis vraiment énormes, très originales qui font beaucoup crier le public. En face les américains jouent surtout de leurs individualités avec Keebz très fort en pass, Josh qui fait une très bonne prestation en phazes et Kurious dans un style un peu spécial de constructions de style vegas basées sur la souplesse notamment au niveau des jambes. Les autres membres du crew apportent également beaucoup a l&#8217;image de Beast qui envoie un spin sur le coté tout a fait inédit. A l&#8217;issue du battle les deux équipes sont très proches le niveau est trés haut et le jury, par une voix de chaque coté et une égalité envoie les deux crews au tie break. On décide qu&#8217;il y aura deux danseurs par crew pour faire la décision et Kurious commence pour les américains, sur un son excellent qui fait monter la pression et dont Dj Ben a le secret. Le premier bboy russe répond bien, sur le son, le début du passage est réellement excellent mais le danseurs traine un peu en longueur la ou il aurait peut etre du s&#8217;arreter. Keebz danse ensuite très bien et le russe qui termine fait de même avec cependant quelques petits ratés. A la fin du tie, le public est acquis au russes dont la danse a plus d&#8217;impact, mais ceux ci ne se détachent pas clairement. On demande la décision du jury et la surprise est immense : même vote que le premier, il faut un nouveau tie break, le public gronde mais c&#8217;est ainsi, Maurizio qui a voté égalité n&#8217;a aucune envie de revenir sur sa décison. Le deuxième tie est celui des power moves, le bboy ruuses fait un bon passage mais Josh qui est un monstre dans le domaine le surclasse. Au final, Maurizio vote pour les russes, Nacera qui avait jusque la voté pour eux change d&#8217;avis et vote pour les américains qui emportent ainsi la victoire avec la voix de Juse Boogie qui avait voté pour eux dès le début et qui confirme. Le public hue, les russes semblent écoeurés et les américains exultent d&#8217;être enfin libérés. Au final, leur victoire semble méritée malgré les contestations de la foule.</p>
<p>La première demi-finale a lieu entre Klp et Polskee Flavour. Malgré de très bon élements, les Klp semblent un peu en dessous des polonais, très stylés et dansants. Cependant ce sont les nantais qui l&#8217;emportent, décision un peu polémique pour moi, non pas que Klp aient été particulièrement mauvais (au contraire) mais Polskee Flavour semblaient supérieurs. La décision est cependant bien acceuillie par le public, ravi que des nantais se retrouvent en finale.<br />
La deuxieme confrontation oppose Mind180 à Flow Mo, les finlandais sont très forts avec notamment un très beau passage de Focus sur le son qui est applaudi par ces adversaires. Les américains font leur travail, bien décidés à arriver a la finale : Josh est une fois de plus décisif avec un passage de phaze monstrueux. Mind180 l&#8217;emporte nettement<br />
La finale oppose donc les américains à Klp : ceux ci sont déterminés a jouer leur chance a fond : ils jettent leurs dernières forces dans la bataille, avec encore de belles combinaisons. Mais Mind 180 est largement au dessus, la logique est respectée et les américains l&#8217;emportent haut la main.</p>
<p>Nous avons donc assisté, avec Pool et Tony, a un très bel évenement. Il y a eu de très belle choses, dans un lieu superbe, le public était nombreux, tous les éléments étaient réunis pour faire de ce battle un évènement réussi, qui a mon avis a vocation a devenir incontournable en France, en tout cas de tout les évenements auxquels j&#8217;ai assisté c&#8217;est de loin le meilleur, un grand bravo a l&#8217;organisation Pickup prod qui a fait du très bon travail. La seule chose que l&#8217;on pourra déplorer est l&#8217;espace un peu réduit par rapport au nombre de places vendues (1700), en effet les speakers on du beaucoup battaillé pour que tout le monde puisse voir et que tout le monde soit assis. A part ce léger bémol, réussite totale, j&#8217;espère que cette chronique vous donnera envie de venir l&#8217;année prochaine en tout cas une chose est sure, moi j&#8217;y serai !</p>
<p align="right"><em>Article réalisé par Abde</em><br />
<em>le 31/05/2007</em></p>
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		<title>Ultim8 Battle</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2007 08:56:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>staff</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis le 29 mars 2007, Lyon vit au rythme du Hiphop dans le cadre du festival « L’original ». L’édition 2007 propose une programmation plus qu’alléchante, avec au menu : soirées djing, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img title="Ultim8 Battle" src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_l_battle_ultim8_2007-01.jpg" border="0" alt="Ultim8 Battle" hspace="5" align="left" />Depuis le 29 mars 2007, Lyon vit au rythme du Hiphop dans le cadre du festival « L’original ».<br />
L’édition 2007 propose une programmation plus qu’alléchante, avec au menu : soirées djing, performances et expositions graffs, soirée reggae roots n’ dancehall, battles MC’s , projections cinématographiques, et bien sûr une série de concerts pointus avec les prestations de Martha High &amp; Shaolin temple Defenders, Omar, Oxmo Puccino &amp; the Jazzbastards.. Mais aussi et surtout deux concerts historiques : Public Enemy et Method Man.</p>
<p><span id="more-70"></span></p>
<p align="justify">Dimanche 8 avril, cette même salle ouvre pour la dernière fois ses portes à la quatrième édition de « L’original ». Après les concerts, place au break…avec les qualifications Sud du Battle of the Year et le Battle international Ultim’8. ..<br />
15h30 : Les portes ne s’ouvrent que dans une demi-heure, mais le public est déjà là. Sur le parking, beaucoup se remémorent encore la prestation dynamitée de MethodMan…. Sa voix, son charisme et son style ont littéralement « retourné » le « Transbodeur » le soir précédent,<br />
Pendant ce temps, à l’intérieur de la salle, les groupes s’échauffent et répètent une dernière fois leur chorégraphie dans un silence quasi religieux…Difficile de s’imaginer que ce même endroit va se transformer en une véritable arène d’ici à trente minutes.<br />
Dans les coulisses, c’est l’effervescence. Tandis que le staff de «L’Original » procèdent aux derniers réglages, d’autres discutent dans les couloirs. Il y a là du beau monde&#8230; Lamine, Pokémon/Smockémon (Lilou, Brahim, Billyboy, Lancelot…), Pookie, Vagabonds (Momo, BossK, Abdel, Nono, Mounir), Yaman, Sebastien, Defdogz (Anne et Menno), By, Flexible Flave (Nyc et Morris)…<br />
Bref tous les ingrédients sont réunis pour que ce double évènement marque ( à la manière de MethodMan) les esprits lyonnais.<br />
16h : le « Transbo » ouvre ses portes au public, et les premiers beats de Dj Fab et Rob Life.<br />
Directement deux cercles, mêlant danseurs participants et « néophytes », se forment dans la fosse la spontanéité d’une telle initiative est à souligner ! Néanmoins en deux minutes, ces deux cercles n’en forment plus qu’un, d’où des cris émanent. Et pour cause, un véritable battle (ou plutôt devrais-je dire un guet-apen ?) se créé entre Arnaud (Montpellier), Medhy (Lyon) et deux autres babies de « 140 Gang »(Lyon). Et le niveau est là : thomas, chaise lotus, coupole, headspins, clashs… à seulement dix ans, tout y passe déjà ! la salle s’enflamme ! Voilà qui donne le ton de la journée !</p>
<p>16h30 : Début des hostilités. Nasty de Perpignan chauffe le public et rappelle que pour la première fois, la France organise deux pré-qualifications pour le Battle Of the Year National (qui aura lieu le 19 Mai 2007, au Zénith de Montpellier) :<br />
-Le dimanche 8 Avril 2007, au Transbordeur de Lyon (pour les qualifications Sud)<br />
-Le samedi 14 Avril 2007, au Palais Saint Sauveur de Lille (pour les qualifications Nord).<br />
L’information passée, place à la présentation du jury : Anne (Defdogz /Créteil Style), Momo (Vagabonds) et Lilou (Pokémons). Chacun s’exécute au traditionnel passage d’exhibition et à chaque moove, le public monte en puissance, jusqu’au passage de Lilou (« l’enfant du pays ! »). Dès ses premiers footworks, les spectateurs hurlent jusqu’à en faire trembler la salle lorsqu’il enchaine trois remontée clash-clés !&#8230; Le public est en transe et en redemande !</p>
<p>L’introduction faite, Anc’Break de Dijon débute son show et inaugure, par la même occasion la compétition ! Les baffles crachent le son. Sur scène, les danseurs enchainent les accros avant d’entamer une chorégraphie sur « Fous ta cagoule » de Michael Youn, cagoules sur la tête. Le public se laisse entrainer.<br />
Au tour d’Anormal Crew de Nice. Affublés d’un t-shirt « c’est pas normal.. Anormal », les niçois déploient une grosse énergie, avec notamment, un de leur danseur qui aligne une énorme série de saut une main avec le catalogue des variantes : clés, lotus… L’assistance salue la performance avant d’offrir une véritable ovation aux azuréens.<br />
A peine le temps de souffler, que Daskik Crew d’Annecy apparait sur scène. Axé sur le thème d’un braquage (et des cagoules également de sorties), le show s’axe sur de bonnes dynamiques dont une combinaison qui soulève littéralement le public lyonnais.<br />
Vient le tour des bordelais d’Animaniaxxx. Au passage, Nasty ne manque pas de souligner que ce groupe a traversé la France d’Ouest en Est pour les qualifications. Le show s’inspire du film Saw; José enchainé au milieu de la scène dévoile ses talents de contorsionniste…puis le reste de la team apparait armés de fusils, avec de bonnes séquences rythmées (au passage on note que le bruitage du générique de Style2ouf est utilisé durant les 6min). Bon show !<br />
Pas d’essoufflement dans cette première partie « choré », Body Talk enchaîne. Habillés en orange et noir, les montpelliérains proposent un bon show avec des freezes parfaitement calés sur le son et un Gaëtan qui sèche le public.</p>
<p>Intermède avec le showcase de Teddy, beatboxer lyonnais (vainqueur du Beat Kontrol Challenge 2006). Celui-ci aligne, à la manière de Rahzel, les sons de Missy Elliott, Bouba (Boulbi), 50 cent, Snoop Dog…mais aussi sons des White Stripes (Seven Nation Army) et de Gameboy! Le public explose!<br />
S’en suit le spectacle « Intro » des lyonnaises de Guesme : 8 danseuses axées newstyle, house, krump… qui ont, sans aucun doute, ravi plus d’un breakeur (vu le nombre de sifflements !!!).</p>
<p>Les qualifications reprennent avec Kalibre de st Raphaël. Habillés en chemise blanche et cravate noire, ils présentent un bon show d’ensemble avec des constructions propres et carrées.<br />
Vient le tour des quatre annéciens de Chorus qui offrent un spectacle résolument axé sur les individualités.</p>
<p>Puis Nasty harangue la salle pour annoncer le show de Massilia Force. Cela faisait plus de sept ans que le B.O.T.Y attendait le retour des marseillais ! Avant même le début du show, le public leur fait une superbe ovation. Celle-ci va même amplifier lors de l’apparition des danseurs (vêtus de chasubles chromées), dont la moitié est âgée de 4 ans et demi (!) à douze ans. Le son, basé sur le « funky style », entraine des chorégraphies lock et pop, avant de passer au break et des combis qui enflamment le Transbordeur. Le baby breakeur de 4 ans et demi motive la foule ! Cette dernière leur offrira une impressionnante acclamation à la fin des six minutes.<br />
Là le speakeur annonce le crew local, Need for Speed, qui arrive en terrain conquis. La foule les acclame. Le show démarre par une voiture téléguidée qui réalise des drifts sur scène, avant que VR6 ne s’élance dans des phases survitaminées! S’en suit une chorégraphie très carrée avec beaucoup de techniques, des passages debout propres et un duo de phaseurs électriques en la personne de VR6 et By… Pas besoin de dire que le public à apprécié la prestation…</p>
<p>Enfin s’élance le dernier groupe, et non pas des moindre… Les Melting Force de St Etienne. A peine leur nom sort de la bouche de Nasty, que huées et sifflets couvrent la voix du MC…La rivalité Lyon/St Etienne dépasse le football ! Le groupe apparait avec une création chorégraphique, une fois n’es pas coutume, propre et professionnelle avec beaucoup technique (nineteen coude descente headspin)… Applaudissements retenus du public…On ne plaisante pas avec la rivalité en Rhône Alpes !</p>
<p>Un second intermède d’un quart d’heure permet au jury de délibérer tandis que trois cercles se forment dans le public.</p>
<p>19h45 : Les résultats tombent. Quatre Team sont retenues : Body Talk, Need for Speed, Melting Force, Anormal. Avec le tirage suivant:<br />
Body Talk vs Need for Speed<br />
Anormal vs Melting Force</p>
<p>Demi-finale: Body Talk vs Need For Speed:<br />
Le battle est très engagé et Lamine (Juge supérieur du B.O.T.Y) doit intervenir plusieurs fois afin de séparer les deux crews. Chaque passage est survolté, notamment en phases où Gaëtan surmotivé réponds coup sur coup à VR6 et à By…Hallucinant! Néanmoins, les montpelliérains font la différence sur la danse particulièrement grâce à Doomam et Saym.Le seul regret que l’on pourra noter sur ce battle est le manque de respect pour certaines combis et passages, entre les crews… Dommage car l’ambiance était volcanique !!!!</p>
<p>Demi-finale : Anormal vs Melting Force<br />
Les deux équipes vont déballer leur attirail de techniques tout en se jaugeant tout au long du battle. Pti Mo réponds aux grosses séries de sauts une main d’un des membres d’Anormal en équilibre une main/ saut une main lotus … Le niveau technique est très élevé et égal. Néanmoins, la décision du jury penche vers Anormal plus dansant</p>
<p>Finale : Body Talk vs Anormal<br />
Avant de commencer le battle, le jury réclame plus de danse et de flow de la part des deux crews. Dès le début du battle, les Montpelliérains prennent les devants avec de grosses combis et un Gaëtan décidemment intouchable. Les répliques des niçois ne se font pas attendre. Cependant les protégés de Lawarhy ont de la ressource (et peut être plus d’endurance ?) et dominent la finale… D’ailleurs les juges ne se trompent pas et les déclarent vainqueurs des qualifications Sud du Battle Of the Year.</p>
<p>Meilleur show : Anormal Crew<br />
Meilleur groupe : Body Talk<br />
Prix spécial : Massilia Force (le jury a décerné un prix spécial à Massilia Force et l’invite à présenté son show lors de la finale nationale du Battle Of The Year France le 19 Mai à Montpellier)</p>
<p>20h20 : Rejoint par l’emblématique Willy Style de Lyon, Nasty annonce l’ouverture un Battle International Ultim’8., dans lequel 8 duos de danseurs vont s’affronter. L’affiche a de quoi séduire :<br />
-Flexible Flave (Nyc &amp; Morris) –USA (vainqueur du Battle International Ultim’8 2006)<br />
-Smockémon (Patrick &amp; Billy Boy) -France<br />
-Vagabonds (Nono &amp; Mounir) -France<br />
-Outsiders (Rotha &amp; Priska) -France<br />
-Hustlekidz (Xisco &amp; Menno) -Pays Bas<br />
-Disco Kings -République tchèque<br />
-Main Source (Yaman &amp; Sébastien) -France<br />
-Alliance (Punisher &amp; Amaury) -France</p>
<p>« Cette année, l’organisation a tenu à inviter des danseurs avec du flow et du style » précise les speakeurs. On pourrait également rajouter que chaque rencontre équivaudra à une finale potentielle tant le niveau est présent. S’en suivent les présentations des autres protagonistes de la soirée :<br />
Le Dj :Rob Life (Londres/Angleterre) aux commandes des platines (qui au passage nous gratifie d’un bon set scratch)<br />
Le jury : Anne, Lamine et Lilou. Le traditionnel passage de chaque juge fait progressivement chauffer la salle (je vous laisse imaginer l’ambiance lors du passage de Lilou !!!)</p>
<p>20h30 : les gladiateurs entrent en scène… Avec un regard malicieux vers l’assistance, Willy Style annonce le premier quart de finale :</p>
<p>-Smockémon (Lyon/France) vs Flexible Flave (Sacramento/U.S.A)<br />
Une vraie finale avant la lettre ! « Ca va être chaud !!!!!! » lance même Kamel des Vagabonds. En effet, chacun des deux duos est composé d’un technicien/performeur et d’un danseur axé style…<br />
Dès son premier passage, Billy Boy frappe un gros coup en alignant son enchainement thomas/coude / « thomas-clashé »/ vrille star retombé clash !la clameur du public lyonnais (acquit à la cause de ses danseurs) en fait presque trembler la scène ! Mais Morris (aka The Prototype) réplique aussi tôt avec des phases incroyablement propres ! C’est un battle dans le battle ! Patrick réplique par un bon passage footwork et bien musical avant que Nyc ne fasse halluciner tout le monde, avec une véritable aisance dans ses mooves. Lors du second passage, Morris prend un peu le dessus sur Billy Boy…C’est ce qui, sans doute, a penché la décision du jury pour les Américains…Néanmoins, le niveau est tout de même très équitable ! Et beaucoup n’auraient pas aimé être à la place des juges! Le public, quant à lui conteste un peu le verdict avant d’offrir une ovation à leurs breakeurs.</p>
<p>Second quart de finale : Vagabonds (Paris-Grenoble/France) vs HustleKidz (Tilburg/Pays Bas)<br />
D’entrée Nono s’impose dans le battle en offrant une série de valses parfaitement calés sur le son, avant terminer par un 2000… Menno, gonflé à block, répond par un gros passage conclu par un canard à reculons. Mounir allume une seconde dynamite en se posant sur le son… Le défi est engagé et développe beaucoup d’énergie. Cependant, le rouleau compresseur « Vagabonds » déroule sans trop de problème. Le jury est unanime, les Français sont donnés vainqueurs…Ce qui ne semble pas être de l’avis du public qui les siffle! Incompréhensible! D’autant plus que leur victoire est incontestable ! (il faudra que l’on m’explique !)</p>
<p>Troisième quart de finale : Main Source (Perpignan-Paris/France) vs Disco Kings (Prague/République Tchèque)<br />
Un battle attendu entre des tchèques inconnus et des français particulièrement appréciés. Sébastien, comme à son habitude, fait un passage original et esthétique en jouant avec la musique et en profitant de tous les espaces. Le premier danseur d’Europe centrale se lance dans une bonne série de phases (thomas, coupole, coupole boule&#8230;). Yaman, lui développe son style particulier et fait vibrer la foule. Il n’y a pas à dire, ces deux français ont vraiment un flow inégalable ! Le second praguois réponds également en phases. Sans aucune hésitation, le jury désigne Main Source vainqueur. Néanmoins, il convient de saluer le bon esprit de la confrontation, très agréable à regarder !</p>
<p>Dernier quart de finale : Outsiders (Bordeaux-Lyon/France) vs Alliance (Annecy/France)<br />
Une prestation avec du gros niveau d&#8217;entrée de jeu. Le premier passage tout en vrilles propres (comme d’habitude) de Punisher scotche la foule de Lyon. Rotha répond à sa manière, avec énergie, en phasant. Les deux danseurs se connaissent parfaitement et cela se voit !<br />
Amaury rétorque avec énergie. Priska, assure en captant le son comme personne. Son aisance musicale fait crier le public qui découvre, par la même occasion, que la petite bordelaise n’est pas seulement à l’aise qu’en newstyle et en house !<br />
Le second passage (explosif) de Punisher permet, à Alliance, de prendre le dessus. Malgré d’excellents mooves du couple bordelais/lyonnais, le jury tranche en faveur des annéciens…<br />
Le public fait part de son mécontentement en sifflant copieusement…</p>
<p>Première demi-finale :Vagabonds vs Flexible Flave.<br />
« Comme à Chelles 2006…» lance Momo venu soutenir son crew… Pour beaucoup, il s’agit de la finale avant l’heure, et celle-ci s’annonce explosive !<br />
Le battle commence sur « Don’t sweat the technique » de Erick B &amp; Rakim, ce son plante immédiatement le décor !<br />
Les américains font une aussi bonne impression qu&#8217;au premier tour. Principalement Morris, le tour ponctué par une combinaison entre les deux breakeurs de Sacramento<br />
Les Vagabonds offrent une bonne combi en phasant ensemble. Le niveau est vraiment très élevé et le public tout acquis à la cause des vainqueurs de la précédente édition de l’Ultim’8…Ce qui n’est pas de l’avis des juges, qui tendent le bras vers Nono et Mounir… Une nouvelle fois, le public siffle les parisiens… Regrettable d’autant plus que chacun des deux duos méritait la victoire!</p>
<p>Seconde demi-finale : Alliance vs Main Source.<br />
Autant dire de la grosse technique d’un côté, et un flow dansant inégalable de l’autre coté. Le battle des extrêmes en quelque sorte ! Les différences de styles sont tellement importantes, qu’il n’est impossible de désigner le vainqueur. Aussi, le jury demande un passage supplémentaire par team. Amaury dévoile un moove propre et calé sur le son, mais le jury penche vers la prestation de Sébastien, impressionnant de musicalité !</p>
<p>Finale : Vagabonds vs Main Source<br />
Avant l’entrée en scène des danseurs, Nasty et Willy Style chauffe une dernière fois le public pour cette finale, de très haut niveau.<br />
Dès le début, les Vagabonds lâchent un combo bien sur le son avec une bonne partie technique. Yaman et Sébastien répondent avec une grosse combinaison qui fait hurler le public. (Sans aucun doute Tony l’intégrera dans le trailer !). La finale est très disputée est le niveau, homogène, d’autant plus que les danseurs se connaissent par cœur. Aussi, Nono et Mounir jouent sur la technique, alors que Main Source déploie une monstrueuse fluidité, notamment dans les « combis » !<br />
Encore une fois, les deux crews méritent leur victoire…Encore une fois, Lilou, Anne et Lamine désignent les vainqueurs du BOTY international 2006 vainqueurs… Encore une fois, ces derniers se font copieusement huer&#8230; Dommage… Momo lancera même, dépité : « C’est toujours comme ça »…</p>
<p>Au final, la journée (comme tout le festival) proposée par JM et tout son staff aura été menée de main de maitre, avec peu de temps mort, beaucoup de spectacle, de découvertes, d’échanges et énormément de qualités. Une vraie journée qui transpire le Hip-hop, et surtout le break.<br />
Le seul regret que l’on pourra noter est l’attitude du public lyonnais face à certaines décisions (surtout celle de prendre à parti deux danseurs…)…<br />
Néanmoins, on a d’ores et déjà hâte d’être à l’édition 2008 !</p>
<p align="right"><em>Article réalisé par Oliv&#8217;</em><br />
<em>le 12/04/2007</em></p>
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		<title>Chelles Battle Pro 2007</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2007 09:08:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>staff</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_l_chelles_battle_pro_2007-01.jpg" border="0" alt="Chelles Battle Pro 2007" title="Chelles Battle Pro 2007" hspace="5" align="left" />Le Chelles Battle Pro 2007 a bel et bien tenu ses promesses. Je dirais même qu&#8217;il a été au delà de ce qu&#8217;on attendait tous car je pense qu&#8217;avec l&#8217;habitude, les Bboys ont toujours la sensation que les grosses affiches ont tendance à se modifier soudainement la veille de l&#8217;évènement et qu&#8217;au final on a souvent moins bien que ce qu&#8217;on nous annonce, mais cette fois-ci, c&#8217;était vraiment terrible de bout en bout !</p>
<p align="justify">Sans plus de suspens, je vous livre mon compte-rendu détaillé (et parfois un peu subjectif, mais je pense que vous appréciez plus la franchise d&#8217;un avis personnel que la sobriété d&#8217;un regard purement objectif).</p>
<p><span id="more-71"></span>
<p align="justify">Tout d&#8217;abord, constat général, le battle n&#8217;a quasiment pas eu de retard, c&#8217;est vraiment bien la 1ère fois pour moi en tout cas que je vois ca, big up à l&#8217;organisation d&#8217;ailleurs qui a été au top au niveau de l&#8217;accueil. Un point appréciable également (ce qui est le cas depuis 2 ans mais qui ne l&#8217;était pas avant) : les cercles.</p>
<p align="justify">Auparavant, les cercles étaient réservés aux danseurs participants pour leur échauffement alors que la, ils étaient ouverts à tout le monde et n&#8217;importe qui pouvait danser avec les coréens, les américains ou les japonais. Je pense que pour les danseurs mais également pour le public néophyte, pouvoir approcher des pointures mondiales est vraiment appréciable.</p>
<p align="justify">Je noterai aussi comme un très bon point, la rapidité avec laquelle s&#8217;enchaînent les battles. Les organisateurs de Chelles ont compris que dans un battle de break, les gens venaient voir du break et pas des rappeurs du dimanche&#8230;</p>
<p align="justify">Le seul véritable bémol, de l&#8217;avis général, était non pas l&#8217;organisation mais bel et bien le public !</p>
<p align="justify">On aura rarement vu un publique aussi mou alors que l&#8217;évènement était vraiment exceptionnel. Difficile de comprendre comment il peut y avoir un publique bouillonnant aux petits évènements de la défense par exemple et un publique aussi amorphe avec une line-up de folie comme celle de Chelles&#8230;</p>
<p align="justify">Peut-être est-ce dû à la chaleur de la salle et à sa petite taille car il faut l&#8217;avouer, le publique n&#8217;est pas du tout à son aise et on ne peut même pas envisager d&#8217;aller aux toilettes sous peine de perdre définitivement sa place.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Passons maintenant au détail de l&#8217;évènement.</p>
<p align="justify">LE BABY BATTLE :</p>
<p align="justify">Un début fort apprécié du publique et les petits juniors se sont révélés bien plus fort que ce que l&#8217;ont pourrait imaginer, particulièrement en phases (des thomas-coupoles-couronnes comme s&#8217;il en pleuvait) et en top rock.</p>
<p align="justify">Les petits avaient une présence et une aisance sur scène énorme pour leur âge. Ils étaient également bien préparés avec pas de combis bien sympathiques. De futures grosses têtes, à ne pas en douter.</p>
<p align="justify">La finale a opposée Zak et Joe à Dylan et Léo avec une victoire de ces derniers.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">LES 2 VS 2 :</p>
<p align="justify">Globalement, les 2vs2 étaient d&#8217;un niveau exceptionnel on peut le dire. Il faut néanmoins noter que (et c&#8217;est valable pour les 8vs8) que certaines décisions du jury ont été vigoureusement contestées par le publique et ce pour diverses raisons que je détaillerai.</p>
<p align="justify">A noter qu&#8217;à la place de Kirk et Palmer de Havikoro en 2vs2, étaient présent Mijo et Dizy (à ne pas confondre avec Dyzee de Supernaturalz) du crew Motion Disorderz et à la place des espagnols, Karimbo et Lawson des Hoochen (Belgique).</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">LES TEAMS :</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_chelles_battle_pro_2007-02.jpg" border="0" alt="Chelles Battle Pro 2007" title="Chelles Battle Pro 2007" hspace="5" width="210" height="158" align="right" />- MOTION DISORDERZ, USA (Mijo/Dizy)<br />- FIGURE 2 STYLE, DIJON (Julee1/Hourth)<br />- MORTAL COMBAT, OSAKA JAPON (Kaku/Ryoma)<br />- TG BREAKERS, SEOUL COREE DU SUD (Greatman/Beast)<br />- ETN CREW, COREE DU SUD (Hair Hong/Mix Up)<br />- XCEPTION, CHAMPIGNY (6k/Jackson)<br />- HOOCHEN, BELGIQUE (Karimbo/Lawson)<br />- POCKEMON, LYON (Lilou/Brahim) </p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Quart de finale:</p>
<p align="justify">1) TG Breakers contre Hoochen</p>
<p align="justify">Un premier battle avec du gros niveau d&#8217;entrée de jeu. Les premiers passages sont bons mais n&#8217;enflamment pas le publique, mais Greatman sort un gros passage et fait crier (ce qui n&#8217;arrivera pas très souvent !) la foule de Chelles. Karimbo répond à sa manière, rapidement et avec énergie en finissant avec une belle remontée une main en lotus.</p>
<p align="justify">Mais les coréens étaient bien chauds et Greatman (qui est connu pour son fameux passage avec le casque posé par terre où il termine en baguette en posant sa tête dans le casque) a frappé assez fort d&#8217;entrée de jeu pour mériter leur victoire.</p>
<p align="justify">2) Xception contre Motion Disorderz</p>
<p align="justify">Le premier battle sujet à polémique de l&#8217;évènement commence chaudement : alors que Youval fait tourner la bouteille pour savoir qui commencera, 6K de Xception donne un kick dedans et rentre en premier. Les américains font un battle plutôt moyen face à des Xception très en forme. 6K fait des passages intéressants avec de bonnes variantes en pass pass et d&#8217;une propreté rare et Jackson danse avec beaucoup de rage et d&#8217;énergie dans ses phases (très amples). Les américains pour leur part font part d&#8217;une bonne originalité et d&#8217;un bon style global. Cependant, de l&#8217;avis général, Xception semblaient avoir dominé le battle.</p>
<p align="justify">3) ETN Crew contre Mortal Combat</p>
<p align="justify">Un battle attendu entre des coréens inconnus et des japonais particulièrement appréciés du public français. Le 1er coréen fait un passage original et esthétique en se servant d&#8217;un yo-yo. Ryoma lui répond comme à son habitude par un passage basé sur des combos en clash avec un effort visible sur les top rock, un peu plus énergiques qu&#8217;à l&#8217;accoutumée. Les coréens font une bonne combi mais déçoivent un peu malgré tout et Kaku lui confirme sa maîtrise dans le domaine. Une victoire sans trop de problème pour les japonais.</p>
<p align="justify">4) Pockemon contre Figure 2 Style</p>
<p align="justify">Qu&#8217;il fait bon de voir Lilou et Brahim danser en France ! Et ce duo magique a encore fait des étincelles hier à Chelles !</p>
<p align="justify">Les Figure 2 Style n&#8217;ont pas démérités, loin de là. Hourth à fait de bons passages en se servant de sa béquille avec toujours des équilibres impressionnants et Julee1 a lâché un nineteen-ninety d&#8217;environ 5-6 tours. Mais Lilou s&#8217;est encore amélioré en danse, avec un style et une présence sur scène tout simplement monstrueux. Brahim était blessé au pied et ne pouvait faire ni d&#8217;acrobaties et à peine des top rock et footwork, il a donc principalement phasé mais répond au ninety de Julee1 avec des sixteen sautés enchainés sur des thomas ou thomas coude.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Demi-finale :</p>
<p align="justify">1) TG Breakers contre Motion Disorderz</p>
<p align="justify">Les américains font une bien meilleure impression qu&#8217;au premier tour. Principalement Mijo qui nous démontre qu&#8217;il a un très bon style et de nombreuses variantes, originales et bien trouvées, en pass.</p>
<p align="justify">Les coréens font une combi plutôt sympathique où ils terminent ensemble en phases par une coupole-couronne-baby freeze mais c&#8217;est insuffisant face aux américains bien chauds. Les USA sont en finale.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">2) Mortal Combat contre Pockemon</p>
<p align="justify">Pas de suspens, vous en avez sans doute entendu parler sur le forum ou l&#8217;avez-vous déjà visionné sur Youtube, c&#8217;était LE battle des 2vs2 (voire de l&#8217;évènement) !</p>
<p align="justify">Ryoma engage les hostilités directement en pointant Lilou avec l&#8217;envie de prouver qu&#8217;il est le numéro 1 en clash ! Lilou répond avec rage et le défi part limite en embrouille entre les 2, qui sont connus pour avoir un caractère bien trempé ! Lilou lui répond sans tarder sur le sol. Son style est vraiment arrivé à maturité et il enchaîne des combos de clash avec des clefs bien chauds.</p>
<p align="justify">Kaku met la barre très haute avec son fameux headspin-2000 de 15 tours qu&#8217;il termine en plus avec une petite planche-tête !</p>
<p align="justify">Brahim, qui m&#8217;a particulièrement impressionné par son attitude imperturbable durant l&#8217;ensemble du battle, jamais impressionné par qui que ce soit ni même un peu échaudé, répond très posément par un passage en phases avec des variantes de thomas en souplesse toujours originales et avec un bon effet visuel. Même si ses passages se ressemblent, Brahim arrive toujours avec un peu de nouveauté et varie finalement parfois plus que certaines phases qui ne font pas grand chose à part changer l&#8217;ordre de leurs phases.</p>
<p align="justify">Victoire des Pockemons avec un avantage sur le style mais les japonais nous ont offert du gros gros spectacle. Pas de frustration pour Ryoma si ce n&#8217;est qu&#8217;il m&#8217;a confié avoir encore des choses à nous montrer. Ca sera pour la prochaine fois alors</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Finale : Motion Disorderz contre Pokemon</p>
<p align="justify">Avant le début du battle, Ryad (toujours présent sur scène avec son crew) donne quelques instructions et conseils, à Lilou et Brahim qui semblent être parfaitement à l&#8217;écoute.</p>
<p align="justify">Dizi lâche un combo bien sur le son ou il fait un demi-tour de 2000, bloque et un autre demi-tour mais dans l&#8217;autre sens.</p>
<p align="justify">Les américains font également une combi qui marque des points. Les Pockemons répondent du tac au tac avec une combi &laquo;&nbsp;rock acrobatique&nbsp;&raquo; (un style très en vogue ces temps-cis, d&#8217;ailleurs plusieurs groupes ont des combis avec des portés de ce genre) : Brahim fait tourner Lilou autour de lui et le lâche directement en thomas, le publique réagit à cette bonne fluidité.</p>
<p align="justify">Globalement, c&#8217;est un bon battle où tous les danseurs sont bons. Mijo très stylé, Dizi bien complet, Lilou très présent comme d&#8217;habitude et Brahim a même fait un passage en pass malgré sa blessure au pied.</p>
<p align="justify">Victoire des américains contestée par le publique. Les américains avaient beaucoup de style mais les Pockemons également avec un arsenal de techniques originales. Surtout qu&#8217;ils ne font pas trop dans la surenchère technique mais cherchent plutôt la personnalisation, la manière de poser leur technique donc elles se fondent bien mieux dans leurs passages.</p>
<p align="justify">Au final, un battle intéressant avec des avis divergeant mais c&#8217;est ce qui rend un battle palpitant, non ?</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">LES 8 VS 8 :</p>
<p align="justify">De même, les 8vs8 ont été d&#8217;un très haut niveau avec de gros noms, des surprises, des inconnus et des français super motivés.</p>
<p align="justify">A noter qu&#8217;à la place des Sans limites à la place des Def Dogs et de quelques changements dans la team USA.</p>
<p align="justify">LES TEAMS :</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_chelles_battle_pro_2007-03.jpg" border="0" alt="Chelles Battle Pro 2007" title="Chelles Battle Pro 2007" hspace="5" width="210" height="158" align="right" />Ø SMOKEMON, LYON<br />Ø EAST SIDE BBOY, UKRAINE<br />Ø DREAM TEAM, USA<br />Ø DREAM TEAM, JAPON<br />Ø MONSTA KILLA, COREE DU SUD<br />Ø ADRENALINE, PARIS<br />Ø SANS LIMITES, PARIS<br />Ø MOMENTUM, PORTUGAL</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Quart de finale :</p>
<p align="justify">1) Momentum contre Team Japon</p>
<p align="justify">Une victoire écrasante du Japon qui a lâché du lourd contre une équipe motivée mais qui n&#8217;avait malheureusement pas le niveau d&#8217;une telle compétition.</p>
<p align="justify">Ils ont malgré tout bien mis l&#8217;ambiance, déjà en montant sur scène entièrement aux couleurs de leur pays (de gros bombers vert avec drapeaux du Portugal et tous habillés de vert) et en faisant une combi d&#8217;entrée où ils se cachent tous sous un énorme drapeau portugais pour laisser finalement un des leur en headspin avec un genre de bougies étincelles sur ses baskets (avec des étincelles qui volent partout, dangereux quand même pour les premiers rangs qui se sont protégés&#8230;).</p>
<p align="justify">Les japonais répondent par des passages complets (particulièrement les Bboys de S.E.X MEN), dansent tous, mêlent un peu de phases dans leurs pass et semblaient être sur tous les sons (dont un passage qui m&#8217;a particulièrement plû où le son fait &laquo;&nbsp;one two three JAPAN !&nbsp;&raquo; et le danseur finit sur le coude pile sur le &laquo;&nbsp;JAPAN !&nbsp;&raquo;, excellent) !</p>
<p align="justify">Mais petit à petit, les portugais perdent du terrain (avec tout de même, de bons passages en phases de Gaétan le réunionnais et un bon combo d&#8217;acros portugais : raize-gainer vrillé, un espèce de papillon inversé suivi d&#8217;un salto arrière vrillé) et les japonais continuent d&#8217;y aller très très fort avec notamment des passages ultra propres de Juju et Yoshi.</p>
<p align="justify">Le battle a semblé un peu court avec quelques danseurs qui n&#8217;ont pas pu entrer.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">2) Adrénaline contre Team USA</p>
<p align="justify">Grosse énergie et motivation visible de la part d&#8217;Adrénaline (qui cette fois-ci portait bien son nom) qui ne voulait pas se laisser dominer par les USA. Ils enchaînent combi sur combi (avec des combis un peu casse-cou comme celle où ils forment un genre de toboggan et Loïc glisse sur eux ou celle où ils simulent le mouvement d&#8217;un skateboard ou d&#8217;une planche de surf&#8230;).</p>
<p align="justify">Les américains eux, sont un peu la force tranquille. Ils répondent, sans s&#8217;exciter. Les grosses têtes présentes dans la team font le spectacle avec quelques surprises pour non-connaisseurs comme le très stylé Kid David. Kevo étonnant par son style plus que par ses phases avec ceux qu&#8217;on connait, toujours aussi forts, Spee-d, Charles, RoxRite&#8230;</p>
<p align="justify">Adrénaline essaye peut-être de trop en faire et semble rater un peu avec cependant un bon passage très technique de Joe (ancien Division Alpha) et de Khoh (DDR). Joe qui a fait quelques gros moves dans les cercles également tel que coude-main en tournant un peu suivi d&#8217;un ninety 2 tours, très fort.</p>
<p align="justify">Victoire des américains avec une bonne prestation d&#8217;Adrénaline qui commence à avoir une bonne cohésion de groupe avec des individualités fortes.</p>
<p align="justify">3) Smockemon contre East side bboy</p>
<p align="justify">Les ukrainiens sont sans doute la surprise de l&#8217;évènement. Venus à 5, totalement inconnus de part chez nous, ils nous ont offert un très bon spectacle en sortant une très bonne équipe de Smockemon.</p>
<p align="justify">Individuellement, les ukrainiens font preuves de beaucoup d&#8217;originalité et ont marqué des points grâce à 2 combis spectaculaires. Une combi ou le phaseur roule sur le dos d&#8217;un Bboy et part en vrille directement (combi qu&#8217;on commence à voir un peu partout d&#8217;ailleurs) et en le refaisant directement sur un 2ème bboy, créant un joli effet de surprise et la 2ème surtout ou un de leur Bboy fait un ninety stoppé par 2 bboys de son équipe qui le bloque en sandwich en pleine rotation. Très fort !</p>
<p align="justify">Les Smockemon sont efficaces, avec Billy Boy qui commence à être connu grâce à son large panel de techniques et de phases ainsi que d&#8217;autres dont je ne connais pas tous les noms malheureusement. Je pense notamment à celui qui a fait des enchaînements sympas avec des coupoles au ralenti et des freezes. L&#8217;équipe manquait de style (malgré le clone de Gassama&#8230;) et d&#8217;originalité pour pouvoir prendre le dessus.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">4) Monsta killa crew contre Sans limites</p>
<p align="justify">La team coréenne qui était venue en surprise à la défense avec cette fois-ci quelques combis et un break basé principalement sur les phases et le style.</p>
<p align="justify">Les Sans limites avaient la rage de vaincre, incarnée par exemple par Charlot et Thieu qui après avoir fait un bon passage avec un dos-clash très tenu cri de rage &laquo;&nbsp;On est chez nous ici ! Bande d&#8217;enculés !&nbsp;&raquo; que certains n&#8217;ont pas appréciés et qui entretient l&#8217;image des Bboys français &laquo;&nbsp;rageux&nbsp;&raquo; mais je pense qu&#8217;il ne faut pas le prendre au premier degré malgré tout.</p>
<p align="justify">Les coréens font de bons passages mais semblent se conserver un peu pour la suite peut-être alors que les Sans limites se donnent plus dans le battle, ce qui leur confère la victoire.</p>
<p align="justify">Victoire parfois contestée par certains, notamment par le manager de l&#8217;équipe coréenne dont vous aurez les impressions prochainement dans son interview.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Demi-finale :</p>
<p align="justify">1) Team Japon contre Team USA</p>
<p align="justify">Un excellent battle avec encore une fois, des passages de folie et un publique qui joue au roi du silence sans doute.</p>
<p align="justify">La première partie du battle est de très haute volée, gros passages des japonais, très complets, avec une majorité de phases tout de même.</p>
<p align="justify">Toujours le style, un peu foundation, pour les américains. De bonnes réponses aux japonais avec Kevo qui combine phases et pass bien dynamiques, Roxrite et ses finitions propres et bien tenues.</p>
<p align="justify">Juju va toujours plus loin dans les sauts (coude-main en se tenant le pied, en lotus, sur le son, des blocages&#8230;). Gros passages de Yoshi également.</p>
<p align="justify">Dans la 2ème partie du battle, les japonais commencent à se répéter (l&#8217;impression de tous les voir faire des coupoles) de même que les américains (de belles bases certes, mais manque de variété parfois).</p>
<p align="justify">Un décision à nouveau mitigée mais la tâche des juges n&#8217;était pas facile et ils ont à nouveau privilégié le style américain qui ces derniers ont été à nouveau (ils commencent à avoir l&#8217;habitude chez nous, surtout Spee-D&#8230;) hués par le publique. Les japonais au contraire ont été largement salués sur scène et en dehors.</p>
<p align="justify">Juju m&#8217;a répété ce qu&#8217;il me dit à chaque défaite: &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas grave, on reviendra !&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">2) East side boy contre Sans limites</p>
<p align="justify">Les Sans-limites font ici une moins bonne impression qu&#8217;au premier tour. Pas mal de ratés pendant les passages et peu de moments forts. A contrario, les ukrainiens confirment la surprise du premier tour avec des passages globalement très propres (bien qu&#8217;on sente la fatigue à la fin du battle) avec de bonnes bases de footwork et quelques variantes originales.</p>
<p align="justify">A nouveau, des petites combis sympas côté ukrainien.</p>
<p align="justify">Côté français, un bon passage de Tweest, Misa et Taka. On sent que les Sans limites prennent légèrement le dessus sur la fin du battle avec la fatigue des ukrainiens mais ceux tiennent quand même la route avec des réponses correctes en phases et toujours quelques originalités.</p>
<p align="justify">Sur l&#8217;ensemble du battle, beaucoup auraient à nouveau donnés la victoire aux ukrainiens mais les juges ont peut-être sentis que les ukrainiens n&#8217;avaient plus de réserves pour une finale ?</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Show des Wanted :</p>
<p align="justify">Un spectacle de très haute volée, indubitablement.</p>
<p align="justify">La réunion des anciens, les Wanted vainqueurs du BOTY 2001 (Dedson, Babyson, Yaman, Junior, Babson, Yugson) avec l&#8217;apport de Bruce et Arthur qui nous donne un show d&#8217;une quinzaine de minute fort en émotions et aux styles variés. Des chorées de Debout, de Newstyle, de House, de Top-rock, avec des constructions, des pass, des freezes (avec Junior et Arthur qui enchaînent pas mal de bases sur les bras, sur le son) et des sons variés et bien mis en valeur.</p>
<p align="justify">Et une fois de plus, malheureusement, encore un publique fatigué qui n&#8217;applaudissait presque pas pendant les temps morts du show&#8230;Silence dans la salle malgré l&#8217;énergie folle des danseurs et on pouvait même entendre la respiration et les mots d&#8217;encouragements des danseurs entre eux&#8230;</p>
<p align="justify">Un vrai plaisir de les voir en tout cas, toujours aussi bons même si certains passages solo étaient un peu longs à mon goût.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Finale : Team USA contre Sans limites</p>
<p align="justify">Un battle à nouveau très engagé et les Sans limites se montrent encore plus motivés que précédemment.</p>
<p align="justify">Cette overdose d&#8217;adrénaline leur est efficace car dans toute la première moitié du battle, ils semblent dominer et tout leur passages sont réussis, des freezes bien tenus et des enchainements fluides et énergiques.</p>
<p align="justify">Les américains eux, ne changent pas la formules et dansent tranquillement, sans céder à la pression des français. Spee-D et sa team continuent de faire de très bons passages et nous offrent une très belle finale. Thieu est toujours aussi chaud et énervé avec un passage avec des clashs en se tenant le pied. Les américains lui font signe qu&#8217;il se répète en faisant &laquo;&nbsp;2 fois&nbsp;&raquo; avec les doigts. Thieu leur répond &laquo;&nbsp;2 !! 2 ?!? Bah tiens, 3 !!!&nbsp;&raquo; suivi d&#8217;un clash tournant en se tenant le pied (et oui, avec le publique silencieux, on entend tout !).</p>
<p align="justify">Vers la fin, les Sans limites commencent à fatiguer malgré de bons passages de l&#8217;ensemble de l&#8217;équipe car on sent quelques ratés par-ci par-là et les américains maintiennent leur rythme et surtout leur propreté.</p>
<p align="justify">Au final, les juges désignent les américains vainqueurs des 4000€ au grand dam des français qui se voyaient pour une fois vainqueur d&#8217;une dream team américaine.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">En conclusion, les américains sortent grand vainqueur de ce Chelles battle Pro 2007 en remportant les 2vs2 et les 8vs8.</p>
<p align="justify">On retiendra de ce battle, une organisation vraiment très très au point, pas de temps mort ni de problème et le publique en a vraiment eu pour son argent !</p>
<p align="justify">On retiendra également bien entendu, les battles polémiques qui relanceront sans doute à nouveau les éternels débat sur le choix des juges.</p>
<p align="justify">Je pense que ce qui est le plus important dans tout cela, c&#8217;est avant tout que nous avons eu la chance d&#8217;avoir chez nous toute la crème du break mondial s&#8217;affronter devant nos yeux, et ils y ont mit du cœur !</p>
<p align="justify">Peu de pays dans le monde organisent des évènements d&#8217;une telle ampleur et d&#8217;un tel niveau alors je dis un grand bravo à l&#8217;organisation et je leur souhaite que les prochaines éditions se passent aussi bien avec un publique plus entousiaste ?!</p>
<p align="right"><em>Article réalisé par Abde</em><br /><em>le 13/03/2007</em></p>
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		<title>Paris Dance Delight 2006</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Oct 2006 15:25:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>staff</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Premier évènement du genre en France dont le concept est importé du Japon. Concours chorégraphique de danse Hip Hop organisé par l’association du Juste Debout. Paris, devant la salle de spectacle La ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_l_paris_dance_delight_2006-01.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" align="left" />Premier évènement du genre en France dont le concept est importé du Japon.</p>
<p align="justify">Concours chorégraphique de danse Hip Hop organisé par l’association du Juste Debout.</p>
<p align="justify">Paris, devant la salle de spectacle La Cigale, dimanche 1er octobre 2006, de nombreux spectateurs sont venus assister à la première édition du Dance Delight version française. Tous ou la majorité connaissent le principe de ce concours chorégraphique venu du pays du soleil levant : le Japon. Ce pays incontournable dans le paysage de la danse Hip Hop a en effet mis en avant les shows Hip Hop grâce notamment à ce type d’évènement.</p>
<p><span id="more-72"></span>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Machine, Bboy japonais décide alors à l’époque, de créer un moment de partage entre les danseurs et le public dans un contexte où la Streetdance est en perte de vitesse au Japon. Le Dance Delight est une compétition de danse chorégraphiée, limitée à un maximum de 6 danseurs par groupe et une lumière identique pour chacun des groupes. Cet évènement a alors pris d’année en année de plus en plus d’ampleur et justifie d’une grande renommée internationale.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-02.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />En France, nous ne sommes pas en reste avec des acteurs Hip Hop comme Bruce Ikanji qui a décidé, après l’énorme succès de son autre évènement le « Juste Debout », d’importer ce concept en France.</p>
<p align="justify">Les Japonais ont ainsi donné leur accord car ils estiment énormément le travail des français sur la scène de la danse Hip Hop. Le principe : les danseurs inscrits et présélectionnés par cassette vidéo doivent effectuer un show d’environ trois minutes devant le public et un jury. Le meilleur groupe aura alors l’opportunité de présenter son show au Japon.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">14h: le public entre enfin dans la salle éclairée pour l’occasion. Chacun retrouve un peu partout dispatchés dans la salle des danseurs connus et moins connus, venus assister eux aussi à cette première. Esprit bon enfant, l’ambiance est à la fête. Le rideau se lève et Nasty entre en scène pour annoncer, la composition des membres du jury de ce concours édition 2006:</p>
<p align="justify">- William (newstyler français)<br />- Junior (Boogie Lockers, locker français)<br />- Machine (Bboy japonais, créateur du Dance Delight)<br />- Storm (Bboy et pop locker allemand)<br />- Takao (Dance Unity, newstyler allemand d’origine japonaise)<br />- Sennin (poppeur japonais membre du groupe G-OLD, vainqueur à de multiples reprises du Dance Delight japonais en 2005)</p>
<p align="justify">Chacun des membres du jury exécute alors un passage à l’évocation de leur nom par Nasty. Sennin ouvre le bal avec une démo qui a le don de plaire au public. Un passage impressionnant en animation, ce mec n’est pas humain !</p>
<p align="justify">Ensuite Nasty reprend le micro et annonce le premier groupe participant au concours : Mits Fits.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-11.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Ambiance ambiance, elles arrivent toutes les trois habillées en rouge et noir et dansent sur un mélange de musique jazzy agrémenté de passages musicaux façon Marylin Monroe. Energiques et sensuelles, les filles montrent leur talent. La compétition est ouverte.</p>
<p align="justify">Deuxième groupe annoncé, sans temps mort : les Wanted. La salle hurle avant même leur entrée, rien qu’au blaze, si ce n’est pas ça le succès…</p>
<p align="justify">Ils se mettent en place et sont quatre à présenter leur passage. Grand moment de pur plaisir pour le public et le jury. Rien n’est laissé au hasard. Rythme, exploitation de l’espace scénique, jeux entre les danseurs, humour, performances physiques et artistiques, ils méritent les applaudissements du public. Leur passage carré et propre impressionne fortement l’ensemble de la salle.</p>
<p align="justify">Le niveau est très haut, dur dur pour les autres de passer derrière.</p>
<p align="justify">Ensuite troisième groupe à passer : Franco et Marie, dans un autre style. Tous deux très élégants, de blanc vêtu, présentent un des shows les plus originaux tant en terme musical que chorégraphique. Musique jazzy, mise en scène de personnages : on est au spectacle ! Grand sens de la mise en scène avec des passages de scènes comiques.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-09.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Les shows s’enchaînent et pour le grand plaisir de tous offrent une grande diversité de mises en scène présentant tous un univers propre.</p>
<p align="justify">Une petite pause de dix minutes pour tous et le show reprend. La deuxième pool de groupes débute par Unity, un quatuor composé de trois danseurs et d’une danseuse. L’univers des Cowboys est lâché dans la salle par la tenue des danseurs. Ils présentent un show avec prise de risque au niveau de la bande son : des phases de lock sur du son techno, pas facile mais réussi. Ils envoient une vraie énergie. Ces quatre là sont prometteurs pour l’avenir.</p>
<p align="justify">Ensuite Nasty annonce le groupe suivant : les Virtuoses de l’instant. P.Lock, Hakim, Charlie, Nordine et J.soul arrivent habillés en purs lockers façon back in the days.</p>
<p align="justify">Et c&#8217;est parti pour 3 minutes de bonheur : démonstration propre, nette et professionnelle. En prime un lancé de béret sur le son, mémorable !</p>
<p align="justify">Après un petit traditionnel &laquo;&nbsp;Yeah, Yeah !!!&nbsp;&raquo; poussé au micro par P.Lock, la compétition peut reprendre&#8230;</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-05.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Le groupe Azaria se profile. Cinq filles arrivent sur scène habillés à l’identique en africaine. Sur l’acapela d’un rap de Lino du groupe Arsenic, elles dansent de toute leur âme et collent au plus près la rythmique de la voix du rappeur.</p>
<p align="justify">Le public en reste médusé devant tant d’énergie. Le reste confirme leur talent et leur belle prestation. Le public se lève pour applaudir leur performance. Rien à redire que d’émotions dans leur danse. Elles vivent la danse. Dur de passer derrière.</p>
<p align="justify">Ces filles sont incroyables !</p>
<p align="justify">Le duo suivant composé de Sébastien, le breakeur français et de Raphael le breakeur allemand arrive sur scène étrangement vêtus. Un masque blanc, torse nu et un bas noir, ils sont aériens sur scène.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-07.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Leurs mouvements composent une gestuelle fluide et si difficile d’exécution que le public n’en revient pas. Une virtuosité des gestes et des sens éclate.</p>
<p align="justify">A mi chemin entre l’animal, le serpent, et l’être humain, ils nous emmènent dans un autre monde, onirique. Le concours tient alors toutes ses promesses. Les autres groupes montrent également tous une belle énergie et un sens de la mise en scène.</p>
<p align="justify">Le public en réclame.</p>
<p align="justify">Tous les groupes sont passés et avant même l&#8217;annonce des résultats, le public est conquis par un niveau général très convainquant. On note une forte présence de danseurs confirmés, ce qui montre aussi la confiance donnée des danseurs à l&#8217;organisation de l&#8217;évènement et notamment à Bruce. Des danseurs tel que Loic &#038; Manu, la compagnie Pass Pass, Stiga et d&#8217;autres témoignent de la qualité de l&#8217;évènement.</p>
<p align="justify">Dommage que beaucoup d&#8217;autres grands noms de la danse en France se soient désistés au dernier moment (blessure, planning&#8230;). Espérons que cette première édition motivera les danseurs pour monter sur scène&#8230;</p>
<p align="justify">Vient le moment des délibérations, les juges vont avoir du mal pour départager les groupes.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-03.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Pendant ce temps, le groupe japonais les G-OLD offre une démonstration de rêve au public français friand de nouveautés. Chacun des quatre danseurs passe d’abord en solo. Ils font preuve d’une rigueur incroyable sur scène. On sent que les japonais ont un sens aiguisé du spectacle ! Bref le public français apprécie.</p>
<p align="justify">Nasty reprend le micro et introduit de nouveau les membres du jury pour la dernière partie. Qui a remporté cette première édition et va représenter la France au prochain Dance Delight au Japon ? Suspens.</p>
<p align="justify">Les résultats du premier Paris Dance Delight :</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-12.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="300" height="199" /></div>
<p>en 4ème position, les Wanted, coup de cœur du jury,
<p>&nbsp;</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-10.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="300" height="199" /></div>
<p align="justify">en 3ème position, les Virtuoses de l’instant,</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-08.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="300" height="199" /></div>
<p align="justify">en 2ème position, le duo Sébastien &#038; Raphael,</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-06.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="300" height="199" /></div>
<p align="justify">et en vainqueur de ce Paris Dance Delight 2006 : les filles d’Azaria entraînées par Claise.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Le verdict est prononcé, le public applaudit encore les troupes, car ils ont tous démontré que le milieu Hip Hop est plus que prêt à monter sur scène.</p>
<p align="justify">Merci encore à tous, les danseurs spécialement pour cette belle énergie et à la prochaine édition où on peut d&#8217;ores et déjà parier sur une salle archi-pleine !</p>
<p align="justify">Le dvd est disponible à la vente dans la boutique de Style2ouf : <a href="http://www.style2ouf.com/webshop/product_info.php?products_id=84&#038;osCsid=5140a6a8b4d451522aaecb3694028dc5" target="_blank">Accès au dvd</a></p>
<div align="center"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" width="420" height="336"><param name="width" value="420" /><param name="height" value="336" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k53G53sMPeDVPBmsVY&#038;related=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" src="http://www.dailymotion.com/swf/k53G53sMPeDVPBmsVY&#038;related=1"></embed></object></div>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x36rii_paris-dance-delight-2006_creation">Paris Dance Delight 2006</a></strong>
<p align="justify">
<p>Les groupes participants :</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_paris_dance_delight_2006-04.jpg" border="0" alt="Paris Dance Delight 2006" title="Paris Dance Delight 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />- Mits Fits (Lady Del, Sandra, Sonia)<br />- Wanted (Dedson, Babyson, Mamson, Joyson)<br />- Franco &#038; Marie<br />- Pass Pass (Truand &#038; Bertin)<br />- K Unik<br />- Unity<br />- Les virtuoses de l’instant (P.Lock, Hakim, Nordine, Charlie, J.soul)<br />- Azaria<br />- Les Parigotes (Clara, Marion, Sandrine, Estelle)<br />- Seb &#038; Raphael<br />- Psycho<br />- Bad Poison<br />- TKF (Tout Kompte Fait)<br />- Clandestins (Loic &#038; Manu)<br />- Atypique<br />- Electric Puppets (Stiga et Doctor Funk)<br />- Classé X<br />- Melting<br />- Ka-Y-Ni</p>
<p align="right"><em>Article réalisé par Valentine</em><br /><em>le 03/10/2006</em></p>
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		<title>Battle Of The Year France 2006</title>
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		<pubDate>Wed, 10 May 2006 10:43:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>staff</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Samedi 29 avril 2006, 6ème édition du BOTY au Zénith Sud de Montpellier. Le beau temps n&#8217;aura pas empêché le public venu nombreux de toute la France et d&#8217;ailleurs pour assister à ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_l_battle_of_the_year_france_2006-01.jpg" border="0" alt="Battle Of The Year France 2006" title="Battle Of The Year France 2006" hspace="5" align="left" />Samedi 29 avril 2006, 6ème édition du BOTY au Zénith Sud de Montpellier. Le beau temps n&#8217;aura pas empêché le public venu nombreux de toute la France et d&#8217;ailleurs pour assister à l&#8217;Evènement. De grands noms du Break sont très attendus. La foule se met gentiment en ordre de marche pour entrer dans l&#8217;antre des gladiateurs. Ce soir la qualification française du Battle Of The Year International, manifestation de référence en matière de danse Hip Hop va avoir lieu devant un public venu nombreux apprécier les nombreux talents des danseurs français.</p>
<p align="justify">Le principe: chaque crew doit présenter un show chorégraphique de 6 minutes. A l’issue des shows, le jury désigne par un système de notation, les quatre crews qui vont s’affronter en Battle.</p>
<p><span id="more-133"></span>
<p align="justify">Le jury composé de cinq juges reconnus au niveau international : Benji (France), Alien Ness (USA), Anne (France), Sonic (Danemark) et enfin Ducky (Corée) va devoir évaluer les différents aspects et styles des shows chorégraphiques proposés. Les critères de classement s’appuient sur un système de notation unique au monde, basé sur les Styles (combinaisons de différents pas au sol), les Power Moves (Mouvements acrobatiques dans l’air et au sol) et l’Electric Boogie (Mouvements que le danseur réalise quand il reste debout).</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_battle_of_the_year_france_2006-02.jpg" border="0" alt="Battle Of The Year France 2006" title="Battle Of The Year France 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Le jury attache une grande importance à la chorégraphie et à l’impression générale que produit le spectacle. Le sens du rythme est l’un des plus importants critères. Le premier crew arrivé en tête de classement va rencontrer le quatrième et le deuxième va rencontrer le troisième. Ainsi après les deux demi-finales, la finale verra s’affronter les deux meilleurs crews. Le crew vainqueur va représenter la France au BOTY International qui va se dérouler en Allemagne en octobre prochain. Le groupe français va être confronté aux vingt autres crews étrangers, issus des qualifications des pays étrangers. Il est à noter qu’un prix spécial sera décerné également au meilleur show.</p>
<p align="justify">Il est essentiel de ne pas oublier une règle essentielle au BOTY au risque de se voir éliminer : ne jamais toucher ses opposants ! Dernière contrainte : les crews sont composés au maximum de huit danseurs.</p>
<p align="justify">Avant de commenter le cœur de l’évènement même, un peu petit retour en arrière pour rappeler les origines de cet évènement devenu une référence en matière de danse Hip Hop sur le plan international.</p>
<p align="justify">Le premier BOTY a eu lieu en 1990 à Hanovre et s’appelait à l’époque « International Breakdance Cup ». L’organisateur, Thomas Hergenrother et son crew « The Burning Moves » avec neuf autres crews européens et environ quatre cents spectateurs s’étaient réunis pour voter pour le meilleur crew de l’année. Pendant les années qui ont suivi, l’évènement s’est alternativement déroulé entre Hanovre et Celle, villes situées en Allemagne.</p>
<p align="justify">Les années passant, l’évènement a pris de l’ampleur grâce aux nombreux crews de qualité qui sont venus participés. En 1995, une qualifications allemande s’est alors mise en place.</p>
<p align="justify">Puis en 1997, quatre sélections régionales ont été introduites dans les régions Est, Nord/Ouest, Sud et Berlin afin de pouvoir offrir aux nombreux crews la possibilité de se présenter. En 1998, les sélections internationales ont été lancées.</p>
<p align="justify">En 1998, 5000 jeunes et artistes se sont déplacés pour assister au spectacle à Leipzig, en 2000 à Preussag Arena c’est plus de 10 000 spectateurs qui se sont déplacés. La légende du BOTY est alors lancée.</p>
<p align="justify">Les Wanted en 2001 puis les Pockemon en 2003, crews pur jus français, ont marqué incontestablement les esprits en remportant ce prix suprême et ils sont devenus des références dans la sphère de la danse Hip Hop.</p>
<p align="justify">Voilà maintenant que vous maîtrisez toutes les règles et l’historique du BOTY, le Battle peut commencer !</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_battle_of_the_year_france_2006-03.jpg" border="0" alt="Battle Of The Year France 2006" title="Battle Of The Year France 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />17H15 avec un peu de retard, les MC’s en place commencent enfin à annoncer le premier groupe. A noter que MC Mouss a une voix cassée car il a animé le battle des Bgirls la veille. C’est l’équipe « Projet A » qui a la lourde tâche d’ouvrir le bal. Un groupe plutôt mixte composé de trois Bboys et cinq Bgirls qui débarquent avec du Lock. Un brun d’humour avec un arrêt musique qui enchaîne sur la bande son d’un Walt Disney, Aladin, « Ce rêve bleu », le public réagit en poussant des sifflements.</p>
<p align="justify">A la fin du show, les trois MC reviennent pour annoncer enfin la composition du jury de cette édition du BOTY 2006. Mouss, Nasty et Youval appellent à tour de rôle : Anne (France), Alien Ness (Etats-Unis), Sonic (Danemark), Ducky (Corée) et Benji (France). Chacun entre et démarre sur une petit démo qui ravit le public qui en redemande.</p>
<p align="justify">Après les présentations, Sarcrew venant de Mulhouse commence son show et la compétition est ouverte ! Le son est à fond. Ensuite passe les B-Boy de Marseille. Autre choix musical, autre style.</p>
<p align="justify">Pas d’essoufflement dans le show, Fighting Spirit enchaîne, crew venant de Saint Etienne fait une entrée théâtrale avec en vedette Bboy Soso. Dès le début du show, il fait son habituel coude/main… et le public hurle. Le final sèche le public avec une planche lotus, la lumière s’éteint.</p>
<p align="justify">Puis le groupe Alliance (Annecy) composé des frères Damien et Pierre va mettre à son tour le feu au Zénith de Montpellier. Sur un choix musical plutôt hard rock, les phases vont s’enchaîner. Ils sont tous en noirs et rouges, on entend le tintement d’une horloge. Les mouvements sont saccadés sur le rythme de l’horloge. Petite chorégraphie calquée sur les rugbymen les All Blacks.</p>
<p align="justify">Le thème musical d’un jeu vidéo introduit l’entrée des Smokemon de Lyon. Mise en scène délire entre 2 joueurs qui télécommandent 2 autres danseurs avec leur mannette de jeux vidéos, les freezes vont s’enchainer parfaitement placés sur un son de jeu vidéo.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_battle_of_the_year_france_2006-04.jpg" border="0" alt="Battle Of The Year France 2006" title="Battle Of The Year France 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Les show se succèdent… cette année la barre est haute, le niveau des show est très élevé.</p>
<p align="justify">Petit intermède pour reprendre son souffle avec le showcase de Kenneda, rappeurs.</p>
<p align="justify">Bloodline de Lille reprend la compétition.</p>
<p align="justify">Venant de Metz-Nancy, le crew Team Woks arrive habillé en noir et démarre sur un son d’ouverture de Windows. On note que les shows sont de plus en plus poussés à la fois dans les prouesses techniques et à la fois au niveau chorégraphiques alors que ce sont une grosse majorité de danseurs amateurs. Chapeau bas les artistes.</p>
<p align="justify">La Smala de Bordeaux suit. Bonne prestation d’ensemble des danseurs.</p>
<p align="justify">Puis Nasty annonce le crew local, de Montpellier. Depuis treize ans que Nasty traîne à Montpellier il fallait que la ville ait son crew et c’est fait : Team Versus arrive en terrain conquis. La foule les acclame.</p>
<p align="justify">Vient le tour des Fantastik Armada de Meaux, le speaker Mouss, attire tout particulièrement le public sur l’incident qui s’était produit l’année dernière pendant leur spectacle, et annonce qu’après avoir revu les images, le public n’etait pas en cause dans le fait d’avoir lancer des bouteilles sur la scène pendant la prestation des F.A.</p>
<p align="justify">Pire, il affirme que les bouteilles venaient des coulisses … bref esprit anti-sport de la part de certains, il s’excuse auprès de l’équipe des FA et la foule le suit en les applaudissant pour leur retour. L’équipe arrive habillé en noir, le visage maquillé militaire.</p>
<p align="justify">Les F.A. commence leur show avec des glissades impressionnantes, à l’aide de chaussures équipées de petites roulettes. Ils ont surfé sur la scène, magique.</p>
<p align="justify">Là Nasty chauffe la salle pour annoncer le showcase des Bgirls. « Du boucan pour les Bgirls » hurle-t-il au micro. Il fait tout un speech sur la place des filles dans la vie, « derrière chaque grand homme, il y a une femme. » Merci Nasty, toi tu as tout compris.</p>
<p align="justify">Les Bgirls montent sur scène et au début un peu intimidés par le public, elles passent les unes derrière les autres et puis portées par le public finissent pas lâcher de bons passages. A noter super prestation des deux Bgirls coréennes, petites de taille mais qui assurent le show. Quelle énergie dans ces bouts de femmes venues de si loin représenter et avec un sourire sans équivalent! Des leçons à retenir…</p>
<p align="justify">Le Battle reprend après cet intermède, Figures 2 Style de Dijon, présente le show qui leur vaudra le titre du « meilleur show » de cette édition. Tous habillés en tenue de camouflage, ils vont libérer une formidable énergie pendant leur show. Le sourire à la bouche, ce crew va littéralement séduire le public sur le thème musical de Matrix. Entrez dans l’univers des Figures 2 style et vous n’en ressortirez pas.</p>
<p align="justify">Ils ont refait à leur sauce un remake du fameux combat entre Bruce Lee et Kareem Abdoul Jabar dans le célèbre film le « Jeux de la Mort »… énorme ! Tout y est : costumes, musique, et acteurs ! Un vrai sens de la scène. Une autre particularité du crew, cinq membres font partis de la même famille. Ce sont les parents qui doivent être fiers.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">La petite Islaine du groupe Guet Apens de Chalon sur Saône, va à son tour faire lever la foule, cette petite Bgirl n’a pas plus de 10 ans ! Elle place des coupoles de toute beauté, à en faire rougir plus d’un phaseur. Anne du jury se lève carrément. Les danseurs lockent sur un fond disco et portent tous une perruque à la Jackson Five.</p>
<p align="justify">Elle finira le show, propulsée par ses compagnons à plus de 3 mètres de hauteur pour finir dans un sac de voyage. Incroyable ! La foule n’en fini plus de l’ovationner, le Juge Benji se lève pour la porter dans ses bras. Il demande au public de l’applaudir encore plus fort. La relève est là les gars et c’est une fille…Merci Islaine, t’as assuré.</p>
<p align="justify">Le crew de Paris suit, le Dready Crew, très en vogue et très attendu va interpréter un show basé sur le thème du manga Naruto, une chorégraphie que les fan de ce manga ont dû beaucoup apprécié. Tout y est costumes et mise en scène particulière à l’univers de ce manga japonais.</p>
<p align="justify">Puis Wawo Crew, collectif venu de l’est de la France, Strasbourg offre un spectacle avec de nombreuses combinaisons de Lock, alternance de passages lents et très rapides.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_battle_of_the_year_france_2006-05.jpg" border="0" alt="Battle Of The Year France 2006" title="Battle Of The Year France 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Arrivent enfin les Vagabonds, nouvelle génération. Tout le monde les attendait, voir ce qu’ils savent faire. Composé de très jeunes danseurs, ce groupe est sorti de l’ombre récemment en faisant bonne impression au battle de Meaux et au Chelles Battle Pro. Guidé par Momo, leur mentor, épaulé par Kamel et appuyé par Sin Hamed, les Vagabonds vont présenter le show le plus carré de la soirée. Rien n’est laissé au hasard, ce n’est plus un show amateur. L’expérience des anciens se lit sur la chorégraphie quasi parfaite. Ils ont parfaitement compris comment accéder aux finales du BOTY, on sent l’expérience des leaders dans le choix de ce show.</p>
<p align="justify">Costumes impecs : mi-hommes, mi-machines, virtuosité des mouvements, implication des corps jusqu’au bout des sourcils, tableaux du show pensés au millimètre près. On entre dans la cour des grands. Le public apprécie le spectacle.</p>
<p align="justify">Avant un nouvel intermède, le crew de Nancy, les Daskic Crew passe avec une pointe d’humour avec la musique des Village People : YMCA.</p>
<p align="justify">Mouss annonce l’entrée du showcase du DJ japonais Akakabe. Démonstration très suivie par le public.</p>
<p align="justify">Les lillois, Authentik Style arrivent ensuite sur scène tous habillés en moines. Thème abordé la guerre des étoiles. Puis c’est au tour des Pirate Crew d’entrer sur scène. Comme leur nom le dise, ils ont présenté un show basé sur des tableaux présentant des pirates.</p>
<p align="justify">Need For Speed de Lyon, et oui Lyon présente une très belle scène de danseurs. Ça bouge à Lyon. VR6 va nous montrer une fois de plus ça rapidité à exécuter des powermoves, réellement impressionnant. Epoustouflant !</p>
<p align="justify">On continue avec Afro Jazz, groupe de Bordeaux. On voit déambuler sur scène des clochards qui tisent avec une bouteille. Show très agréable à suivre, les danseurs présentent des scènes très jazzy, comme leur blase l’indique : les Afro Jazz.</p>
<p align="justify">Les Sans Limite de Troyes habillés en rouge et noir aborde une fois de plus dans la soirée, le thème musical du Jeu de la mort.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_battle_of_the_year_france_2006-06.jpg" border="0" alt="Battle Of The Year France 2006" title="Battle Of The Year France 2006" hspace="5" width="210" height="139" align="right" />Et enfin les derniers à passer et pas les moindres, les Legiteam Obstruxion. Pour clore la présentation des shows, le groupe va faire encore parler de lui… Avec leur petite touche de provocation sulfureuse… le thème du battle est un combat de boxe, pour ouvrir leur chorégraphie, une nana très peu vêtue va traversée la scène à la manière des playmate qui affiche les début de rounds avec une pancarte « Round 1 »… Les Bboys dans la salle sont déjà conquis…les sifflements nourrit du public le prouve.</p>
<p align="justify">Leur show est résolument plus dans le bboying, le choix des musiques aussi, une façon de montrer leur envie de s’adapter au style du jury ? Au final un très bon show, original et très dansant.</p>
<p align="justify">Les Pockemon ne participeront pas à la compétition pour des problèmes techniques, ils vont toute fois nous proposer un show/freestyle, pour montrer que quoi qu’il arrive ils sont toujours la !</p>
<p align="justify">Ensuite pendant le show des Pockemon, le jury délibère selon les règles spécifiques au BOTY. Pour les demi-finales les résultats tombent, les crews suivants ont été sélectionné, pour la première demi-finale : les Vagabonds de Paris, sans trop de surprise vont être opposés à Alliance d’Annecy. Puis pour la seconde demi-finale, Figure de Style contre Legiteam Obstruxion. Là la foule applaudit car Figure 2 Style les a conquit précédemment par leur dynamisme et esprit positif qu’ils dégageaient tous.</p>
<p align="justify">Première demi-finale, les Vagabonds ne laissent rien au hasard, ils sortent des combinaisons parfaites et du coup sortent Alliance du battle.</p>
<p align="justify">Alliance a mal géré le battle, ils avaient de quoi déstabiliser Nono le phaseur des Vagabonds mais ils ont fait un mauvais choix dans la gestion des passages, de gros passage en début de battle et plus beaucoup moins en fin de battle…</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Figure 2 Style étonne aussi en sortant à son tour l’équipe sulfureuse des Legiteam Obstruxion.</p>
<p align="justify">Cette décision parait plus que suspecte car les L.O. méritaient complètement de passer, peut être que certain jury on fait au LO leur provocation de l’année dernière.</p>
<p align="justify"><img src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_battle_of_the_year_france_2006-07.jpg" border="0" alt="Battle Of The Year France 2006" title="Battle Of The Year France 2006" hspace="5" width="210" height="180" align="right" />La finale se voit donc affronter deux belles équipes : les Vagabonds de Paris contre Figure de Style de Dijon. Là malgré tous leurs bons passages Figure de style s’est laissé distancé par le rouleur compresseur des Vagabonds. Pas de contestation possible. Le vainqueur de l’édition du BOTY France 2006 qui va représenter la France au BOTY internationale en Allemagne au mois d’octobre prochain est : les Vagabonds !</p>
<p align="justify">On rappelle qu’ils ont fait un énorme retour en force car depuis 2002, les Vagabonds n’ont plus participé au BOTY, pari réussi !</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Annexes, pour ceux et celles qui veulent en savoir plus :</p>
<p align="justify">Présentation du jury édition 2006 :</p>
<p align="justify">Anne NGUYEN (France) : Elle a dansé pour des compagnies hip hop et contemporaines (Black, Blanc Beur, Faustin Linyekula, Salia Ni Seydou, etc.) Elle a fait partie du groupe les Phase T (Champion de France en 2005) et danse actuellement avecDef Dogz-Créteil Style. Vainqueur du BOTY Bgirl en 2005, elle a remporté de nombreux battles (Toulon 2005, 360 BPM, Euro Pro-AM 2004, IBE 2004, Pro-DAM 2004, Break-n-Enter 2004, Saint Denis 2002…). Elle a rédigé un recueil de poèmes sur le Break : Le Manuel du Guerrier de la Ville. Elle travaille actuellement sur un solo, Racine Carrée, avec sa compagnie par Terre.</p>
<p align="justify">DUCKY (Corée) : Bboy Ducky est un danseur de 24 ans, qui n’aime pas être seulement considéré comme un Bboy. Il a gagné ses gallons dans les différents styles de danse que sont le BBoying bien sûr mais aussi en House, le Bebop ou le Popping. Il danse depuis 8 ans et est apparu dans de nombreux clips, publicités et a participé à de nombreux spectacles. Il a dans son palmarès remporté de nombreuses compétitions : UKBboy Championship en 2002 et le BOTY International en 2002 en tant que membre d’Expression Crew.</p>
<p align="justify">SONIC (Danemark) : Membre du Crew Natural Effects, il a remporté l’Ultimatic Bboysession en 1998, le UK Championship et est arrivé quatrième au Redbull BC One en 2004.</p>
<p align="justify">BENJI (France) : Il a principalement pour avoir remporté et s’être fait remarqué lors de Battles contre les meilleurs breakeurs français et étrangers. Membre du Crew Division Alpha, Rok Force et Killa Beez, il a remporté le World Bboy Battle et Mighty 4 ainsi que la coupe du monde de Hip Hop. Son style particulier est principalement basé sur la souplesse et l’élasticité mêlant danse, gymnastique et contorsion.</p>
<p align="justify">Alien Ness (USA) : Luis Martinez aka alias « Alien Ness » a toujours gardé un style « Funky Old School », fidèle à l’essence dela culture Hip Hop. Connu sous le pseudonyme de « Kid Ness » que lui a donné Monsieur Ness de Grandmasterflash and the Furious Five en 1982 à l’époque où il commençait à marquer les dance floors avec ses pas originaux et ses figures aériennes, parmi lesquelles son tour de coude. Avec Scott lla Rock et KRS One, il est un des membres fondateurs de Boogie Down Production. En 1985, il intègre le crew des New York City Breakers puis le Rock Steady Crew.</p>
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		<title>The Notorious I.B.E.</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jul 2005 09:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>staff</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Notorious IBE est devenu en quelques années le battle incontournable de la scène du bboying. C&#8217;est événement crée par Dutchbboy et qui a lieu en Hollande depuis 1998 attire chaque année ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img title="The Notorious IBE" src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_l_the_notorious_ibe-01.jpg" border="0" alt="The Notorious IBE" hspace="5" align="left" />Le Notorious IBE est devenu en quelques années le battle incontournable de la scène du bboying. C&#8217;est événement crée par Dutchbboy et qui a lieu en Hollande depuis 1998 attire chaque année les meilleurs breakers de la planète.</p>
<p align="justify">Dutchbboy, c’est une association active sur la scène hip hop et sur la scène du bboying. Nous organisons des événements, des manifestations et des projets éducatifs relatifs au hip hop. Les membres de cette association sont : Tyrone, Mario B, et Amlink. Nous avons aussi un bureau et une équipe d’environ 10 personnes qui nous aide à mettre tout cela en place. Tyrone a créé Dutchbboy en 1997 lorsqu’il organisait des voyages en bus pour les événements et aussi pour la première édition de l’IBE. Depuis 2003 Mario B et Amlink sont des membres officiels de Dutchbboy.</p>
<p><span id="more-95"></span></p>
<p align="justify">
<h5>A l’origine, est ce que Dutchbboy est un crew de break ?</h5>
<p align="justify">Non, Dutchbboy était seulement représenté par Tyrone en 1997. Tyrone et Mario étaient des membres du groupe 010 Bboyz crew. Ils ont fait la connaissance de Amlink qui lui, était un membre de Got Skillz crew.</p>
<p align="justify">Aujourd’hui, Dutchbboy est une association qui organise des événements, mais il existe aussi un crew appelé Dutch bboy Kru.</p>
<p align="justify">
<h5>Comment l’association Dutchbboy est elle devenu l’organisateur de l’IBE ?</h5>
<p align="justify">En décembre 1997, le Nighttown Music Theater a eu l’idée d’organiser un événement de breakdance, vu que depuis 1989, les manifestations importantes pour bboys étaient inexistantes aux Pays Bas. Pour l’organisation de cet événement, le Nighttown a demandé de l’aide à tyrone. Ils ont appelé l’événement I.B.E, pour International Breakdance Event.</p>
<p align="justify">
<h5>Quand a eu lieu la première édition ?</h5>
<p align="justify">La première edition de l’IBE s’est déroulé les 27-28-29 Mai 1998, avec des crews comme Battle Squad, Flying Steps, Second to None, Ykanji, Extreme Limite, South Side Rockers, Crazy Force Crew…</p>
<p align="justify">
<h5><img title="The Notorious IBE" src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_the_notorious_ibe-02.jpg" border="0" alt="The Notorious IBE" hspace="5" width="210" height="114" align="right" /></h5>
<h5>L’IBE devient année après année, de plus en plus important. Ne pensez vous pas que le Nighttown Center soit devenu trop petit pour un événement comme le votre ?</h5>
<p align="justify">Oui, nous pensons aussi que le Nighttown soit devenu trop petit, mais ils vont l’agrandir en 2006. Après plus de personnes pourront venir. Il faut aussi savoir que nous tenons au concept de l’IBE qui est d’avoir 3 ou 4 salles différentes, et de faire le All Battle All dans un cercle. Pour le moment, le Nighttown est suffisant, mais il est possible que l’on change d’endroit après.</p>
<p align="justify">
<h5>Quelle est la force de l’IBE ? Quel genre d’événement aimeriez vous que l’IBE devienne ?</h5>
<p align="justify">Je pense que les raisons qui font que l’IBE soit un événement reconnu sont nombreuses, mais la raison principale est que l’IBE est organisé par des bboys qui comprennent ce que la scène bboy exige. De nos jours, il y a tellement de gros événements qui ne cherchent qu’à avoir des milliers de spectateurs. Certains de ces événements ressemblent à des gros concerts, avec tous les battles sur une scène. La plupart du temps, ces événements n’ont pas d’ambiance caractéristique, et il n’y a pas non plus la possibilité pour les danseurs du public de représenter dans des cercles. Comment peut on organiser un battle alors que les bboys qui ont payé l’entrée ne peuvent même pas s’exprimer dans des cercles ? C’est pour cette raison que l’IBE se veut être un authentique événement pour les bboys. Vous avez juste à acheter votre ticket pour l’entrée, vous inscrire pour participer aux différentes compétitions, danser dans les cercles toute la nuit, et ainsi rencontrer, danser ou faire des battles avec d’autres personnes, avec des bboys invités et avec des invités de marque.</p>
<p align="justify">Beaucoup de personnes pensent que l’IBE est une organisation professionnelle, mais nous ne sommes que trois bboys comme ceux qui viennent à l’IBE. Nous voulons simplement que l’IBE soit un événement sans trop de contraintes. Lorsque vous venez à l’IBE, vous pouvez vous détendre, boire de l’alcool au bar, fumer si vous le désirez, danser si vous le souhaiter, regarder les battles de votre choix, et si vous avez faim, vous pouvez sortir, aller manger à l’extérieur et ensuite revenir. A l’IBE, il n’y a pas vraiment de coulisse. Tous les bboys connus sont dans les halls, et les personnes de l’organisation sont sur le terrain disponibles pour répondre à ceux qui souhaitent avoir un renseignement. A l’IBE, tout le monde a la possibilité de représenter et d’être la star, et cela est valable aussi bien pour les bboys invités que pour ceux qui sont dans le public.</p>
<p align="justify">
<h5>Quel est le plus important pour vous en tant qu’organisateur ? Est-ce le niveau de la compétition ? L’ambiance ? Les cercles ?</h5>
<p align="justify">C’est la combinaison des trois. Nous voulons des battles avec un haut niveau bien sur, mais aussi une bonne ambiance aussi bien pour les spectateurs que pour les participants. Lorsque vous faites un événement, il faut faire de son mieux pour réunir les meilleurs conditions que ce soit pour le public ou pour les danseurs. En faisant cela, le niveau des battles l’ambiance et les cercles seront bons.</p>
<p align="justify">
<h5>Qui seront les DJ à l’IBE ?</h5>
<p align="justify">Il y aura plusieurs DJ à l’IBE, bien que la liste ne soit pas exhaustive, on sait deja qu’il y aura Cut Nice, Woodoo, Renegade, Schack, Just 1, et aussi beaucoup de DJ hollandais.</p>
<p align="justify">
<h5><img title="The Notorious IBE" src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_the_notorious_ibe-03.jpg" border="0" alt="The Notorious IBE" hspace="5" width="210" height="158" align="right" /></h5>
<h5>Quels sont les différents concepts de battle que l’on peut voir à l’IBE ?</h5>
<p align="justify">Comme la plupart des événements de break, nous cherchons toujours des nouveaux concepts et des nouvelles idées pour les battles. Nous nous estimons simplement chanceux de pouvoir les mettre en place lors d’un événement. Cette année, nous avons deux nouveaux concepts. Pour « Lords of the (K)ring », quinze danseurs sont choisis, on les laisse danser dans le cercle pendant 20-30 minutes et les juges désigne le danseur qu’ils estiment avoir le mieux représenté. Il y a aussi le « Seven Too Smoked Out », mais je ne peux pas trop en dire à ce sujet, si ce n’est qu’il s’agit d’un battle pour le fun qui aura lieu le vendredi à la pré-soirée, et cela concerne surtout les bboys gros fumeurs fumeur de weed. Les autres concepts de l’IBE sont « Le mouvement le plus long », « Seven2smoke », « Stand Up Dance battle », « Freaks comes out at night ». A coté de ça, il y a aussi les battles classiques comme les 1vs1, les 2vs2, le Bgirl battle, le battle de pass pass, le concours de phase, les cercles pour uprock et toprock et le popping battle.</p>
<p align="justify">
<h5>Pouvez nous en dire d’avantage sur le All Battle All? Quels sont les règles ?</h5>
<p align="justify">All Battles All signifie Allstar Battles Allstar, et ça signifie aussi que tout le monde battle tout le monde. Donc au final, chaque crew participant rencontre les autres teams une fois. En 2001 et 2002, c’étaient des équipes de allstar et depuis 2003, nous avons des équipes nationales. Dans le all battles all, il n’y a pas de juge, donc pas de vainqueur ni de perdant. Il n’y a pas non plus de limite de temps pour les battles. On souhaite laisser aux participants une totale liberté. La limite de temps et surtout les décisions des juges gâchent un événement en entier : les gens ne sont jamais d’accord avec les décisions et on ne veut pas de ça pour le All battles All. Apres les battles, chacun se fait son propre avis sur qui a le pays qui a le mieux dansé.</p>
<p align="justify">
<h5>Comment les équipes sont elles sélectionnées ? Comment le capitaine de chaque équipe est il choisi ?</h5>
<p align="justify">Nous contactons un ou plusieurs bboys, et on lui/leur demande de faire une équipe nationale. On leur demande de choisir les 10-11 meilleurs bboys de leur pays. Vous pouvez comparer cette personne au sélectionneur de l’équipe nationale de football. La personne désignée doit connaître parfaitement le milieu et doit aussi pouvoir organiser son équipe. Presque tout le monde peut faire une équipe, il n’y a qu’à voir sur le forum de style2ouf, toutes ces listes de noms… Mais il faut aussi être capable de contacter les personnes concernées pour la team qui ira à l’IBE.</p>
<p align="justify">
<h5>En tant qu’organisateur, pouvez vous dire au capitaine qui choisir ?</h5>
<p align="justify">Nous avons toujours nos préférences pour tel ou tel danseur, mais au final, c’est le capitaine qui décide, c’est pourquoi nous voulons qu’il soit le plus neutre possible. Nous tenons vraiment à ce que chaque pays arrive avec une équipe qui représente au mieux le niveau de son pays. Chaque année, c’est là qu’il y a un problème. Certains boys sont capricieux : soit ils sont en embrouille avec d’autres danseurs sélectionnés donc ils refusent de participer, soit ils veulent que leurs potes soient aussi dans l’équipe. Par exemple, si Thierry Henry est appelé en équipe de France pour la coupe du monde, il ne va pas se plaindre au près du sélectionneur parce que des joueurs qu’il n’aime pas sont dans l’équipe, ou alors il ne va pas exiger la présence d’autres joueurs d’Arsenal dans l’équipe. Il joue pour la France, parce qu’il est fier de représenter la France. L’IBE fonctionne de la même manière. C’est un honneur de représenter son pays dans une compétition à haut niveau où vous avez la chance de montrer vos talents et vos capacités.</p>
<p align="justify">Il arrive que certains bboys soient payés pour participer à un événement, mais pour le All battles All, tous les bboys viennent sans toucher de l’argent. L’IBE prend en charge les frais de transport, et l’hôtel pour plus de 50 bboys ! Nous pensons que tout le monde doit être au même niveau, donc nous ne payons pas les danseurs. Des bboys comme Abstrakt et Kmel voulait de l’argent ; c’est une décision que nous respectons mais nous ne pouvons pas faire de favoritisme pour tel ou tel membre d’une équipe sinon le All battles All ne se ferait pas. Nous sommes content de voir que certains bboys fassent cet effort juste pour représenter leur pays à l’IBE.</p>
<h5><img title="The Notorious IBE" src="http://www.style2ouf.fr/wp-includes/images/Articles/thumbs/phoca_thumb_m_the_notorious_ibe-04.jpg" border="0" alt="The Notorious IBE" hspace="5" width="210" height="88" align="right" /></h5>
<h5>Depuis le début, le All Battles All se déroulait avec seulement 3 équipes, mais cette année, il semblerait qu’il y ait du changement. Qu’y a-t-il de nouveau ?</h5>
<p align="justify">Chaque année, de nouveaux pays veulent participer au All Battles All. Seulement, le concept étant de faire en sorte que chaque pays affronte les autres, il nous est impossible d’avoir trop de pays. Cette année, nous avons fait venir la Corée, l’une des meilleures nations, ce qui nous fait donc 6 battles. Tout le monde voulait voir ce que les coréens sont capables de faire au All battles All. La plupart du temps, ils ont fait des battles dans des grands événements avec des scènes ou lors de shows. Mais maintenant, ils devront montrer ce dont ils sont capables dans le cercle.</p>
<p align="justify">
<h5>Qu’en est il du seven2smoke? Qui a créé ce concept ?</h5>
<p align="justify">Le Seven2smoke a été créé par Dutchbboy, et par des danseurs de Got Skillz, un crew de Rotterdam. On a inventé ce concept en 2002 pendant une séance d’entrainement. On a essayé le concept plusieurs avec des danseurs différents et tout le monde a aimé. Le premier seven2smoke a eu lieu lors de l’IBE 2002.</p>
<p align="justify">
<h5>Pourriez vous expliquer les règles du seven2smoke ?</h5>
<p align="justify">Le seven2smoke est une battle conçu pour 8 danseurs solo. Les danseurs s’affrontent en 1vs1 en un seul passage chacun. Les juges donnent leur décision rapidement, le gagnant reste et le perdant retourne dans la file. Un nouveau rentre et a la possibilité de battre le bboy qui a gagné le tour précédent, etc. Il y a 2 façons de gagner un seven2smoke : La manière « ultime » est de battre les 7 autres danseurs à la suite, c&#8217;est-à-dire enchaîner 7 victoires, sans perdre une seule manche. Sinon, la seconde façon de remporter la victoire est d’accumuler le plus de points, chaque victoire rapportant un point. Si au bout de 20 minutes, aucun danseur n’a remporté 7 victoire consécutives, alors le gagnant est celui qui a le plus de points.</p>
<p align="justify">
<h5>Ce concept est maintenant repris partout dans le monde. Comment réagissez vous lorsque vous voyez ça ? quelles sont vos réactions ?</h5>
<p align="justify">On ressent une grande fierté lorsque l’on voit que le concept est reproduit partout dans le monde. Certaines fois, les règles sont légèrement modifiées, mais l’important est que le battle se fasse rapidement. Les juges doivent vraiment donner leur verdict très vite, et les bboys doivent enchaîner les battles de manière à ce que le gagnant qui reste sur le dancefloor n’ai pas de répit. Un bon seven2smoke, ressemble à des échanges rapides qui ont lieu dans un cercle.</p>
<p align="justify">
<h5>Le Stand Up battle est une autre grosse compétition de l’IBE. Que pouvez vous nous dire de plus à ce sujet ? Pourriez vous nous dire comment se déroule cette compétition ?</h5>
<p align="justify">Le stand Up battle est un battle pour tous les styles de danse. Peu importe que vous fassiez du pop, du lock, de la ne style, du R&amp;B ou même du jazz. L’important est la manière dont le danseur va exprimer sa danse à travers la musique. C’est pourquoi les danseurs doivent tirer un numéro au hasard, qui correspond à une chanson. Ainsi, personne ne sait à l’avance sur quel son il va danser. C’est là le but pour le danseur d’improviser un passage afin de ne faire qu’un avec la chanson. Il n’y a qu’une seule règle : ne pas descendre au sol et faire des mouvements « acrobatique ».</p>
<p align="justify">
<h5>Y a t il un price money ? Ou est ce uniquement pour la gloire et la renommée ?</h5>
<p align="justify">A l’IBE, l’esprit de toutes les compétitions est tourné vers la prestation artistique. Nous ne tenons pas à ce que les gens se montent la tête et créent toutes sortes de problèmes simplement à cause d’un désaccord avec une décision d’un juge. Certains battles ne peuvent se passer de juges, mais nous ne voulons pas offrir de price money important, les gagnants remportent des vêtements, et accessoires, etc… Le but est surtout de se tester et de voir ses limites face à des personnes venant du monde entier.</p>
<p align="justify">
<h5>Comment sont choisis les juges pour le stand up battle?</h5>
<p align="justify">Nous tenons à ce que les juges sachent reconnaître les différents style de danse et qui peuvent aussi apprécier lorsqu’un danseur arrive à bien se caler sur le beat. L’année dernière, certains juges à qui nous avions demandé de venir, ne se sont pas présentés, nous avons donc du improviser au dernier moment.</p>
<p align="justify">
<h5>L’IBE est devenu un événement très populaire, et certains vont même jusqu’à dire que l’IBE est un événement meilleur que le BOTY. Que pensez de ça ?</h5>
<p align="justify">Je ne pense pas que l’on puisse comparer les deux. Le BOTY est une compétition basée principalement sur le show, ce qui est un tout autre élément du bboying. Tous les bons événements ont leur propre spécificité et leur propre style. Le UK Champ est très différent de l’IBE mais aussi du BOTY ou même de Freestyle Session. Ce n’est qu’une question de goût. La chose la plus importante pour l’IBE est que le public soit surtout composé de bboys afin que vraiment tout le monde puisse rentrer dans les cercles ou puisse participer aux compétitions. Après si les gens préfèrent l’IBE, cela nous fait vraiment plaisir.</p>
<p align="justify">
<h5>Aimeriez vous organiser l’IBE à l’étranger ? Aux usa ou en Asie par exemple…</h5>
<p align="justify">Il y a un gros changement étant donné que l’IBE 2006 sera à l’étranger. Le Nighttown va être reconstruit en 2006, donc il sera fermé pour tout l’été. A l’heure actuelle, nous cherchons les possibilités pour le faire, juste une fois, à l’étranger. Mais avant cela, il y a l’IBE 2005.</p>
<p align="justify">
<h5>Quels sont les autres événements organisés par Dutchbboy ?</h5>
<p align="justify">Dutchbboy organise aussi le Dutch Bboy Championship chaque année. Il s’agit d’une compétition nationale pour les crews hollandais avec 5-6 battles régionaux et une grande finale. Cette année, on organise aussi un battle 1vs1 pendant le World Championship BMX flatground qui se déroulera au Braun Flatground le 25 Septembre à Amsterdam. A coté de ça, nous mettons en place des projets educatifs en rapport avec le hiphop comme des cours et des conférences mais aussi à travers de petits événements en hollande. On les aide à développer leur technique et on les guide afin qu’ils deviennent de meilleurs bboys.</p>
<p align="justify">
<h5>Quels sont les projets de Dutchbboy pour le futur ?</h5>
<p align="justify">Alors encore beaucoup d’IBE et d’autres bons événements, et continuer de représenter la scène bboy hollandaise.</p>
<p align="justify">
<h5>Dédicaces :</h5>
<p align="justify">Tout d’abord dédicaces à vous, style2ouf. Continuez à faire du bon boulot. Ensuite, dédicace à tous ceux qui nous soutiennent, vous savez qui vous êtes. La liste est trop longue pour tous vous citer…</p>
<p align="right"><em>Article réalisé par Erick</em><br />
<em>le 29/07/2005</em></p>
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